Libreville, Gabon – La Cité de l’Alliance Chrétienne d’Avea2 est entrée, ce samedi 19 juillet 2025, dans une ferveur peu commune. Comme portée par un souffle venu d’en haut, l’Église de l’Alliance chrétienne et missionnaires du Gabon (EACMG) a ouvert son Synode national sous le double signe de l’espérance et de la décision. Au cœur de ces assises : l’élection tant attendue du nouveau Pasteur président, prévue pour le dimanche 20 juillet, entre deux piliers de l’institution – le Révérend André Philibert Binet, président sortant, et le Révérend Ferdinand Sangoye, figure montante du renouveau. L’un porte la sagesse de l’expérience, l’autre incarne la vigueur du changement.
Ce face-à-face fraternel, loin des logiques de pouvoir, s’inscrit dans une démarche spirituelle profonde, nourrie par la prière, la concertation et le discernement. L’enjeu dépasse les ambitions personnelles : il s’agit de désigner, par la voie du peuple de Dieu, celui qui, sous la direction divine, conduira l’Église sur les chemins de la sanctification, de la mission et de la réforme.
Outre l’élection du président, les autres membres du bureau et des autres institutions de l’EACMG vont devoir convaincre pour faire partie du choix des délégués au Synode national.
L’ouverture de ce Synode national a ainsi marqué le début d’une semaine d’intense activité : temps de méditation, délibérations internes, enseignements bibliques et bilans administratifs. Ce rendez-vous annuel de l’Alliance chrétienne autour de ce Synode national s’est imposé comme un véritable carrefour spirituel et organisationnel, où se dessinent les contours de l’avenir de l’EACMG. Chacune des voix présentes dans l’assemblée, venues de toutes les provinces du pays, résonne comme une note dans la grande symphonie du Corps du Christ.

Le Révérend André Philibert Binet, qui a présidé l’Église durant ces 4 dernières années, s’est exprimé avec sobriété et foi : « Nous croyons que ce qui devait arriver est arrivé. Si le Seigneur me juge encore utile, je me tiens prêt. Sinon, je passerai le flambeau avec paix et reconnaissance. » Une déclaration qui, telle une offrande, révèle une disposition intérieure empreinte d’humilité et de confiance.
De son côté, le Révérend Ferdinand Sangoye, président du Comité d’organisation du Synode et artisan des grands fora de l’Église, n’a pas caché son engagement à servir. Malgré quelques défis logistiques, il a salué la qualité de l’organisation : « L’essentiel est en place. Les frères et sœurs venus de loin ont pu trouver leur place dans cette grande assemblée. » En homme de terrain, il incarne une volonté de réforme prudente mais affirmée, fondée sur l’écoute et la vision.

Par ailleurs, ce Synode 2025 de l’Alliance chrétienne et missionnaires du Gabon est aussi l’occasion de célébrer une moisson académique prometteuse. Vingt-huit lauréats du Complexe de Formation Théologique de Béthel (CFTB) ont reçu leur diplôme de Licence en théologie, symbolisant ainsi l’investissement constant de l’Église dans la formation de ses ouvriers. L’un des jeunes diplômés, le Pasteur Leonel Otira, a témoigné, rayonnant : « Ce fut une expérience transformatrice. Nous sommes prêts à aller là où Dieu nous enverra. »
Ainsi, entre l’élévation des esprits et le poids des responsabilités, ce Synode 2025 apparaît comme un tournant dans la vie de l’EACMG. Les voix s’élèveront bientôt pour élire leur guide. Qu’il s’agisse de l’expérience éprouvée de Binet ou de l’élan renouvelé de Sangoye, l’Église met sa confiance non dans l’homme, mais dans Celui qui l’appelle. Le peuple prie, l’Église discerne, et Dieu, comme toujours, aura le dernier mot.


























