Le mercredi, 14 décembre 2022, Germain Ella Nguema, président du Syndicat des magistrats, a appelé ses adhérents à une importante assemblée générale, le jeudi 15 décembre 2022 pour déclencher une greve générale illimitée.
L’ordre du jour s’est articulé sur l’activité du Synamag au cours de l’année judiciaire écoulée et le préavis de grève déposé le 17 janvier 2022.

Les salariés ont indiqué leurs revendications dans leur cahier de charge. Ainsi, ils réclament : les moyens roulants, les costumes d’audience, la régularisation des situations administratives des promotions 2007 et 2009.
Le Président Germain Ella Nguema et ses adhérents ont dénoncé avec la grande énergie cette situation qui a conduit à la suspension du préavis de grève déposé en janvier dernier. Aujourd’hui, après de longs mois de patience et de mise en garde pour sensibiliser les autorités malheureusement ils ont eu pour preuve le mutisme. Les hommes en noir ont communiqué avec membres de la presse pour le faire état de de certaines réalités.
Aussi, après avoir saisi la hiérarchie, comme ill l’ont déclaré les magistrats ont décidé d’entamer une grève générale illimitée. Ils se sont tous engagés à suivre cette décision entraînant de fait un service minimum inclus.
» Au cours de cette assemblée générale les magistrats du Gabon ont à l’unanimité décidé de lever la suspension du mouvement de grève, cette grève devrait conduire le gouvernement à trouver des solutions les points suivants:
-l’adoption du projet de statut de magistrat qui vise désormais à une meilleure organisation de la justice
-la promotion de l’éthique et de la déontologie
-la valorisation des conditions de vie des magistrats suivants:
-la donation des magistrats de moyens roulants selon le décret 061 du 28 octobre 2013
– la donation des magistrats en costume d’audience
-la construction des sièges des hautes cours », a déclaré le président du Synamag Germain Ella Nguema.
Une grève générale illimitée qui suscite un mauvais regard national et international sur le Gabon. Toutefois, il est judicieux de rappeler qu’ils revendiquent l’amélioration des conditions de travail et de prestations.
Ces mêmes revendications des magistrats semblent être aussi le lot des greffiers avec lesquels nous avons discuté.











































