Seul candidat africain officiellement engagé, Macky Sall a plaidé sa cause devant l’Assemblée générale. À New York, six prétendants au poste de secrétaire général ont exposé leur vision du monde. Ce grand oral diplomatique a révélé l’ampleur des défis qui secouent l’organisation onusienne. Il a aussi montré la diversité des approches proposées par chaque candidat.
L’ancien président sénégalais s’est distingué par un ton structuré et offensif. D’emblée, il a rappelé son expérience à la tête d’un État exposé aux crises sécuritaires. Ainsi, il a mis en avant son rôle passé au sein des instances africaines régionales. Ensuite, il a dénoncé une bureaucratie devenue selon lui pesante et paralysante. Il a évoqué « 40 000 mandats, 27 000 réunions par an » pour illustrer ce constat. Selon lui, ces chiffres traduisent une organisation essoufflée par ses propres procédures internes. Par conséquent, il appelle à une refonte profonde des méthodes de travail onusiennes.
Restaurer la confiance entre les nations
Par ailleurs, Macky Sall s’est présenté comme un « bâtisseur de ponts » diplomatique. Cette image traduit sa volonté de réconcilier des positions souvent irréconciliables. De ce fait, il veut redonner à l’ONU son rôle central de médiateur mondial. Pour lui, la confiance entre États reste le socle de toute réforme durable. Cette approche s’appuie également sur son expérience passée à la tête de l’Union africaine.
Une compétition internationale relevée
Face à lui, les autres candidats ont défendu des visions tout aussi ambitieuses. Chacun a insisté sur la crédibilité, la prévention des conflits et les droits humains. Néanmoins, la candidature sénégalaise porte une charge symbolique particulière et rare. Elle incarne la voix unique d’un continent réclamant une représentation plus juste. En effet, l’Afrique demeure sous-représentée aux postes de direction des grandes institutions mondiales. Cette audition a donc offert une tribune inédite pour porter cette revendication.
Un calendrier serré avant la décision finale
Le processus de sélection se poursuit encore durant les prochains jours à New York. Le Conseil de sécurité doit d’abord formuler sa recommandation officielle aux États membres. Ensuite, l’Assemblée générale procédera au vote final désignant le futur secrétaire général. Celui-ci prendra ses fonctions le 1er janvier 2027, dans un monde en quête de stabilité. D’ici là, les manœuvres diplomatiques devraient encore s’intensifier autour des principaux candidats. Plusieurs capitales occidentales et africaines observent attentivement l’évolution des rapports de force. Certains diplomates évoquent déjà des alliances régionales nouvelles susceptibles de peser sur le résultat final.
Ainsi, cette audition new-yorkaise aura marqué un tournant dans la course à l’ONU. Le monde attend désormais un leadership capable de réformer sans fracturer davantage le multilatéralisme. Pour l’Afrique, l’issue finale de ce scrutin pourrait redéfinir sa place dans la gouvernance mondiale.







































