Le président sud-africain Cyril Ramaphosa vient de suspendre ses engagements publics. Son cabinet a confirmé cette décision mercredi dernier. La raison invoquée reste liée à des soucis de santé persistants. Ce retrait survient juste après son retour du sommet des BRICS en Inde. Par conséquent, l’agenda présidentiel se trouve désormais fortement perturbé. Plusieurs rendez-vous officiels ont ainsi dû être reportés sine die.
Âgé de 73 ans, Ramaphosa est rentré lundi du sommet des BRICS. Ses médecins lui ont conseillé de se reposer et de récupérer. La présidence a confirmé cette recommandation médicale dans un communiqué officiel. Ainsi, le chef de l’État privilégie désormais le repos avant toute reprise. Ce choix vise avant tout à préserver durablement sa santé. Aucune date précise de retour n’a toutefois été communiquée.
Le sommet des BRICS s’est achevé dimanche à New Delhi après deux jours d’échanges. Le bloc réunit le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Les discussions ont porté sur la croissance mondiale inclusive et le Moyen-Orient. « Dans la mesure du possible, le président a demandé à des ministres de le représenter. » Son cabinet a confirmé cette organisation dans un communiqué. Elle garantit ainsi la continuité des affaires courantes de l’État.
Une vice-présidence également touchée par la maladie
Simultanément, le vice-président Paul Mashatile poursuit sa convalescence après une intervention médicale mineure. Il a déclaré mardi que son rétablissement progressait de manière encourageante. Selon lui, il reprend chaque jour un peu plus de forces. Cette annonce rassure toutefois sur l’évolution générale de son état de santé. Néanmoins, son retour aux fonctions reste pour l’instant indéterminé. Ses proches collaborateurs assurent en attendant l’intérim quotidien.
« Sur les conseils de mes médecins, je continuerai à me reposer jusqu’à nouvel ordre », a déclaré Mashatile. Il a précisé que le travail délégué se poursuivrait normalement au sein de son bureau. Cette continuité s’appuiera sur une équipe compétente et expérimentée. Elle impliquera également d’autres parties prenantes des secteurs public, privé et associatif. Ainsi, l’administration entend garantir une transition sans rupture visible. Les usagers ne devraient donc constater aucun changement majeur.
Un contexte politique sud-africain sous tension
L’absence simultanée des deux dirigeants intervient à un moment particulièrement sensible. En effet, l’Afrique du Sud entre dans une période politique de plus en plus chargée. Les élections locales sont prévues le 4 novembre prochain. De ce fait, cette double indisponibilité interroge sur la solidité institutionnelle du pays. Plusieurs observateurs suivent désormais attentivement cette situation inhabituelle. D’autres estiment toutefois que les institutions resteront pleinement fonctionnelles.
Enfin, cette double absence de Ramaphosa et son vice-pésident Mashatile illustre la fragilité passagère du sommet de l’État sud-africain. Toutefois, les institutions continuent de fonctionner normalement grâce à une délégation efficace des responsabilités. Le pays aborde ainsi les prochaines échéances électorales dans un climat national surveillé de très près par tous.







































