La Haute Autorité de la Communication de Guinée sanctionne désormais France 24. Le régulateur guinéen dénonce fermement l’usage du terme « putschiste ». Cette expression contestée visait directement le président guinéen Mamadi Doumbouya.
La HAC a transmis sa mise en demeure le 16 septembre 2026. Elle vise directement la chaîne française France 24. En cause, l’usage du qualificatif « président putschiste ». Cette expression a été prononcée lors d’une édition d’information. Le régulateur guinéen juge ce terme profondément inapproprié. Il dénonce un véritable manquement déontologique de la chaîne. Selon lui, ce choix ignore la légitimité issue des urnes. Cette légitimité découle directement du scrutin présidentiel récent de décembre.
Concrètement, la HAC pointe deux éditions diffusées les 14 et 15 septembre. Elle estime que la chaîne a répété volontairement cette formulation contestée. Ainsi, l’institution rappelle l’élection présidentielle tenue en décembre 2025. Ce scrutin a officiellement légitimé Mamadi Doumbouya selon les autorités guinéennes. Par conséquent, le régulateur refuse toute référence à un coup d’État. Il exige désormais des rectifications rapides de la part de France 24. Ce ton particulièrement ferme traduit une volonté claire de fermeté.
Entre sanctions menacées et réaction immédiate de la chaîne
De plus, la HAC exige l’arrêt total de ce qualificatif contesté. Elle menace également France 24 de sanctions en cas de récidive. Cependant, la chaîne française a réagi rapidement à l’antenne. En effet, ses journalistes ont reconnu une erreur en direct. Ils ont ensuite présenté des excuses publiques aux téléspectateurs guinéens. Cette réaction rapide vise à apaiser les tensions naissantes. Toutefois, elle ne satisfait pas entièrement les autorités guinéennes concernées.
Néanmoins, cette mesure suscite déjà de vives critiques locales et internationales. Notamment, l’organisation TLP-Guinée dénonce une atteinte grave à la liberté de la presse. Elle estime que la HAC exerce une pression excessive sur les médias. D’autres observateurs y voient un signal préoccupant pour le journalisme régional. Enfin, cette affaire relance le débat sur l’indépendance éditoriale en Guinée. Ce débat dépasse désormais très largement le seul cas isolé de France 24 aujourd’hui.
Un débat plus large sur la liberté de la presse
Cette controverse illustre les tensions persistantes entre pouvoir et médias étrangers. Elle interroge aussi la place des chaînes internationales sur tout le continent africain. Plusieurs gouvernements renforcent leur contrôle sur l’information locale. Cette tendance inquiète déjà les défenseurs de la liberté de la presse partout.










































