À une certaine époque, Séraphin Moundounga était un homme politique incontesté du premier septennat d’Ali Bongo Ondimba. De 2009 à 2016, il occupait le poste de Vice-Premier ministre, en charge de la Justice. Sous le régime déchu d’Ali Bongo Ondimba, il est parti en exil en septembre 2016, après une tentative d’enlèvement, consécutive à ses prises de parole dans lesquelles il demandait à Ali Bongo Ondimba de reconnaître sa défaite. Selon lui, l’élection présidentielle de 2016 donnait Jean Ping comme véritable vainqueur.
Il est rentré au Gabon après le coup de libération du 30 août 2023, suite à l’appel du chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a invité tous les exilés à regagner le pays.
Âgé de 61 ans, l’homme politique a été nommé président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) de la transition. Après plusieurs mois à la tête de cette institution, il a été nommé, par décret présidentiel, Vice-Président de la République par Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, nouvellement élu président de la République.
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Son expérience politique est incontestable. Bien que plusieurs Gabonais auraient souhaité voir de nouveaux visages à la tête des institutions, certains déclarent : « Ce sont les mêmes personnes, rien n’a changé », en référence aux figures politiques récurrentes. Par ailleurs, Séraphin Moundounga a été pointé du doigt par Alain Claude Bilie-By-Nze concernant la question des bourses supprimées aux élèves pendant une décennie.
Désormais, Séraphin Moundounga est appelé à faire preuve d’exemplarité. Il devra incarner la représentativité des institutions, mais aussi assumer ses missions régaliennes aux côtés du chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema.

























