Donald Trump a quitté la Chine en annonçant des résultats spectaculaires. Pourtant, Pékin n’a confirmé presque aucune de ces déclarations. Seules deux décisions concrètes ont émergé de ce voyage présidentiel très médiatisé.
D’abord, la Chine a commandé 200 avions Boeing. Cependant, ce chiffre représente seulement 40 % des 500 appareils espérés. Par ailleurs, la dernière commande chinoise remontait à 2017. Depuis, Boeing a perdu sa position dominante face à Airbus sur ce marché stratégique.
Ensuite, les deux puissances ont convenu de maintenir leur fragile trêve commerciale. C’est tout ce que cette visite a produit. Malgré l’accompagnement d’une quinzaine de grands PDG américains, aucun contrat majeur n’a été signé.
La stratégie silencieuse de Pékin face aux pressions
Les dirigeants chinois détestent être contraints par des étrangers. En pareil cas, ils adoptent un silence distant plutôt que la confrontation directe. Néanmoins, ils préparent méthodiquement leur réponse sur le long terme.
L’affaire des puces Nvidia illustre parfaitement cette approche ancestrale. En mars 2025, Washington avait interdit la vente de semi-conducteurs américains à 80 groupes chinois. L’objectif était d’étouffer l’innovation technologique de Pékin et d’arracher des concessions géopolitiques sur Taïwan.
Or, Pékin a répondu sans protestation apparente. En revanche, il a interdit l’achat de puces
américaines, investi massivement dans sa propre production et obligé ses entreprises à utiliser des composants nationaux. Un an plus tard, les résultats sont saisissants.
Huawei écrase Nvidia sur le marché chinois
La part de marché de Nvidia en Chine a chuté de 95 % à 55 %. Parallèlement, Huawei a capté 20 % du marché en quelques mois seulement. De plus, sa nouvelle puce Atlas 350, lancée en mars 2026, surpasse trois fois la puce Nvidia H200.
Affolé par ces pertes, le PDG de Nvidia Jensen Huang a supplié Trump de lever ses restrictions. Ainsi, Trump a dû se rendre à Pékin pour demander à Xi de racheter des puces américaines. Xi a refusé avec un sourire calme et souverain.
Enfin, Pékin a rappelé que Taïwan demeure la question centrale des relations sino-américaines. Une photo symbolise ce basculement géopolitique : Trump avachi, les mains jointes, face à Xi, droit et souriant. Une image résume parfois mieux que mille mots ce que les chiffres confirment déjà.


























