Le projet minier de Baniaka suscite un engouement croissant sur la scène internationale. La société australienne Genmin, qui pilote ce gisement de fer au sud-est du Gabon, a annoncé des avancées majeures. Plusieurs groupes étrangers se disent désormais prêts à mobiliser les 200 millions de dollars nécessaires. Cette dynamique renforce les ambitions du Gabon en matière de développement minier.
Un intérêt international marqué autour du financement
Les visites de terrain organisées récemment sur le site ont produit leurs effets. Manifestement, le fer gabonais a un pouvoir d’attraction que même les taux d’intérêt ne sauraient freiner. Certains investisseurs proposent de tout financer d’un coup, d’autres préfèrent entrer à petits pas prudents. Quoi qu’il en soit, les formes de financement envisagées sont variées : investissement stratégique, préfinancement adossé aux exportations, ou encore financement relais avant construction.
Parmi les offres les plus significatives, un consortium du Moyen-Orient propose de financer l’intégralité des 200 millions via une coentreprise. Par ailleurs, une entreprise chinoise cotée à la Bourse de Shanghai souhaite acquérir au moins 51 % des parts du projet. Elle apporterait également un soutien technique à la construction des infrastructures minières.
En complément, un négociant mondial de matières premières offre un prépaiement pouvant atteindre 50 millions de dollars. Un fonds spécialisé propose, quant à lui, un financement relais de 10 millions de dollars. Toutes ces propositions restent toutefois non contraignantes et soumises aux négociations en cours.
Le gouvernement gabonais réaffirme son soutien au projet
Les autorités gabonaises ont reçu les responsables de Genmin à Libreville. Le ministre des Mines, Sosthène Nguema Nguema, a qualifié Baniaka de priorité nationale pour le secteur minier. Le gouvernement s’est engagé à faciliter l’accès aux infrastructures publiques dès la première phase. Celle-ci prévoit une capacité initiale de production de 5 millions de tonnes par an.
Le projet dispose déjà d’un permis minier de vingt ans et des autorisations environnementales requises. Genmin le présente comme la future première mine commerciale de fer du Gabon. Le président exécutif Greg Lilleyman se dit confiant pour conclure rapidement un accord. Une décision finale d’investissement est attendue d’ici la mi-2026.
























