Le football gabonais s’apprête à franchir une étape cruciale. Vendredi 20 mars, le sélectionneur par intérim Anicet Yala Ngoukou dévoilera la liste des 23 Panthères appelées à disputer les FIFA Series 2026 à Tachkent, en Ouzbékistan, du 23 au 31 mars. Deux rencontres sont au programme : face au pays hôte et contre Trinité-et-Tobago.
À première vue, la liste ne devrait pas réserver de grandes surprises. Mais derrière cette apparente normalité se cache une question brûlante : les cadres historiques Denis Bouanga, Pierre-Emerick Aubameyang, Mario Lemina — répondront-ils à l’appel ? Leur présence ou absence ne relève pas seulement du sportif, mais aussi d’un climat où les choix de sélection sont trop souvent influencés par des considérations politiques et relationnelles, au détriment du mérite.
Depuis plusieurs années, la sélection nationale est minée par des décisions où la logique sportive s’efface devant des calculs d’image et d’influence. Les convocations deviennent parfois des instruments de compromis, et non des récompenses de performance. Cette dérive a contribué à la déroute d’Agadir, où les Panthères ont montré un visage désuni et sans repères.
Le rôle du manager général Bruno Ecuele Manga est ici déterminant : convaincre les stars de revenir, mais surtout garantir que la sélection repose sur des critères clairs et transparents. Car sans un retour à la logique du mérite, le Gabon risque de s’enliser dans une spirale de désillusion.
Les joueurs en forme doivent être prioritaires, même si leur nom n’est pas « bankable ».
Cohésion vs. ego : La sélection doit être un collectif, pas une vitrine individuelle.
Performance vs. politique : Les résultats internationaux ne peuvent plus être sacrifiés sur l’autel des calculs internes.
Les FIFA Series offrent une plateforme idéale pour redorer l’image des Panthères. Mais cette opportunité ne sera saisie que si la sélection repose sur une logique sportive, et non sur des compromis politiques. Le public gabonais attend des actes forts : que les meilleurs, et seulement les meilleurs, portent le maillot national.
Le 20 mars ne sera pas seulement une annonce de noms : ce sera un test de crédibilité pour le football gabonais. Si le mérite et la performance priment enfin sur les calculs politisés, les Panthères pourront espérer retrouver leur rugissement.

























