La crise n’est pas née d’un hasard technique. Au Gabon, la Société d’énergie et d’eau (SEEG) a ouvert une enquête après une panne grave de ses plateformes d’achat d’unités EDAN. Des agents de l’entreprise ont été interpellés par la Direction générale des recherches (DGR). La piste d’un sabotage informatique prend de l’épaisseur.
Une panne qui prive des milliers d’abonnés
Soudain, des milliers d’abonnés gabonais ne trouvaient plus leurs crédits de consommation. En effet, les plateformes EDAN ont cessé de délivrer les unités achetées. Ainsi, ni l’eau ni l’électricité ne pouvaient être rechargées normalement. La perturbation a rapidement alerté les autorités.
La SEEG présente ses excuses et rembourse
Le 17 juin 2026, Steeve Saurel Legnongo, administrateur directeur général de la SEEG, a pris la parole. Il a présenté les excuses officielles de l’entreprise aux usagers lésés. Par ailleurs, il a annoncé le remboursement intégral de toutes les transactions débitées sans délivrance d’unités. Aucune procédure complexe ne s’impose aux clients concernés.
Des indices pointent vers un acte malveillant
Or, l’enquête technique révèle bien plus qu’une simple défaillance. Selon la direction de la SEEG, des indices sérieux signalent des actes de malveillance ciblés. Néanmoins, les investigations se poursuivent pour identifier avec précision les responsables. Une partie des systèmes informatiques de l’entreprise a été visée.
La SEEG saisit la justice et porte plainte
Face à la gravité présumée des faits, la SEEG a déposé une plainte auprès des autorités judiciaires. Les éléments recueillis lors des investigations internes ont été transmis à la justice. Dès lors, la direction affirme sa tolérance zéro envers tout acte menaçant la continuité du service public. Les auditions se poursuivent à Libreville.
Vers un renforcement de la cybersécurité
Au-delà de la crise, la SEEG annonce désormais une refonte de ses dispositifs de sécurité informatique. Certes, la plateforme EDAN fonctionne de nouveau. Toutefois, l’entreprise entend prévenir toute récidive. En définitive, l’enjeu dépasse la technique : il s’agit de restaurer la confiance des usagers dans un service vital pour les populations.











































