Sept mois après l’annonce de la dissolution de la SAEG, une zone d’ombre persiste. Le patrimoine devait rejoindre AGROPAG. Pourtant, Les Échos du Nord évoquent une flotte de 14 véhicules. Elle apparaît encore sous l’enseigne de l’ancienne société.
Cinq camions frigorifiques, trois camions à caisse sèche, quatre camions-bennes et deux bétaillères composent cette flotte. Ces engins devraient servir au programme POUFA. Dès lors, une question simple surgit : qui en est propriétaire ? Qui les détient ? Qui peut les exploiter ?
Des accusations graves, à vérifier
Selon des sources anonymes, une partie du matériel n’aurait pas rejoint AGROPAG. Des camions et des tracteurs seraient restés à la direction de la SAEG. Ces accusations ne reposent sur aucune preuve publique. Elles exigent donc un examen contradictoire.
Néanmoins, leur gravité appelle des vérifications précises. Les procès-verbaux, les inventaires et les certificats d’immatriculation tracent le parcours de chaque véhicule. Ainsi, les documents parleront à la place des rumeurs. Le doute ne doit pas devenir une habitude.
Gouvernement et organes de contrôle en première ligne
Le Conseil des ministres du 26 février 2026 a décidé la dissolution. Le gouvernement doit donc rendre des comptes. Un inventaire contradictoire dissiperait les ambiguïtés. En outre, le Conseil du 25 juin signalait déjà des insuffisances de traçabilité.
Le ministère des Finances peut aussi établir la situation patrimoniale des équipements. Les a-t-on acquis sur fonds publics ? Par ailleurs, la Cour des comptes pourrait vérifier leur existence et leur usage. La transparence exige des documents, pas des promesses.
Les 150 fermes, otages d’un flou administratif
Cette affaire dépasse une querelle entre deux structures publiques. Les véhicules doivent soutenir 150 exploitations avicoles. Or, sans transport fiable, les intrants n’arrivent pas et les produits n’atteignent pas les marchés. Toute incertitude durable fragilise gravement la chaîne logistique.
Si les accusations se révèlent infondées, les documents les balaieront. Si des irrégularités apparaissent, des mesures suivront. Dans les deux cas, la lumière servira l’État. Enfin, la souveraineté alimentaire repose sur des camions comme sur des discours.
Une réforme exige la vérité des biens
Une réforme agricole ne devient réellement effective que si l’État sait où se trouvent ses équipements. Il doit dire publiquement qui les possède, qui les exploite et quels producteurs en bénéficient. Tant que cette réponse manque, la confiance des citoyens vacille, et le doute s’installe.







































