Rio–Venez-Voir n’est plus seulement un axe de circulation. Ainsi, il est devenu le miroir d’un dysfonctionnement urbain profond. En effet, l’urgence d’agir s’impose aux autorités comme aux citoyens.
Rio-Venez-Voir : une voie en dégradation avancée
Entre le feu tricolore de la Peyrie et le carrefour Rio, en passant par Venez-Voir, la route ne ressemble plus à une voie urbaine digne d’une capitale. Crevasses, bosses, flaques d’eau stagnante : chaque mètre rappelle l’absence d’entretien et l’usure du temps. En saison des pluies, la boue transforme le passage en véritable bourbier, ralentissant piétons et véhicules, éclaboussant les passants et compliquant les déplacements quotidiens.
Cet axe Rio-Venez-Voir, pourtant vital pour des milliers d’habitants, paraît avoir été abandonné à son sort.
Un marché informel au cœur de la chaussée
Faute d’espaces commerciaux adaptés, les vendeuses majoritairement des femmes occupent la chaussée. Assises derrière leurs bassines de légumes, poissons ou condiments, elles travaillent à quelques centimètres des véhicules. Les étals débordent sur la route, les brouettes zigzaguent entre les passants, et les piétons progressent en slalomant entre flaques et marchandises.
Ce marché informel, devenu permanent, reflète une réalité sociale incontournable : derrière chaque étal, il y a une famille qui dépend de la vente du jour. Mais cette occupation anarchique rend la circulation presque impossible et expose tout le monde à des risques sanitaires et sécuritaires.
Un chaos urbain qui s’installe
Aux heures de pointe, un simple arrêt, une brouette mal placée ou un client hésitant suffit à bloquer tout l’axe Rio-Venez-voir. Les klaxons fusent, les tensions montent, les manœuvres dangereuses se multiplient. Pourtant, une forme d’organisation invisible maintient ce chaos en mouvement. Ainsi, des vendeuses interpellent, des enfants se faufilent et des taxis avancent au millimètre.
Cette normalisation du désordre interroge. Ainsi, jusqu’à quand Libreville acceptera-t-elle ces espaces publics transformés en zones de survie improvisées comme Rio-Venez-Voir ? En effet, Rio-Venez-voir en devient un symbole inquiétant.
L’urgence d’une réponse durable
Les opérations de déguerpissement, souvent ponctuelles, n’apportent aucune solution durable. Les commerçants reviennent, faute d’alternative. Les automobilistes s’impatientent, mais continuent d’emprunter l’axe. Les piétons s’adaptent, malgré les risques. Et les autorités municipales perçoivent des taxes sans réorganiser l’espace.
Il est temps de repenser cet axe stratégique.
>Il est temps d’offrir aux commerçants des zones adaptées.
>Il est temps de restaurer la route et de redonner aux piétons un espace sécurisé.
>Il est temps que chacun autorités comme population reconnaisse que l’espace public est un bien commun à protéger.


























