Réponse du berger à la bergère, ce 12 mai, pour le 3ème vice-président du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM), Edgard Owono Mba, son parti, présidé par Alexandre Barro Chambrier, est légal contrairement aux déclarations de Michel Menga du 9 mai dernier.
Pour le parti politique de l’opposition Rassemblement pour la patrie et la modernité son existence est légale. Il s’inscrit en faux quant au rejet de sa constitution juridique évoquée par son ancien secrétaire général Michel Menga devenu président du Rassemblement héritage et modernité selon une décision de justice.
Ainsi, le RPM a brandi à Michel Menga l’article 23 de la loi N° 16/2011 du 14 février 2012 relative aux partis politiques qui rend légale son existence. Cela résulte de la contestation de cette existence par le membre du gouvernement d’Ali Bongo Ondimba.
« Ce qu’il ignore c’est que la loi sur les partis politiques, dans son chapitre troisième qui traite des principes généraux de fonctionnement des partis politiques, c’est-à-dire des formations politiques qui existent déjà, en son article 23, leur reconnait le droit de procéder à des modifications majeures de leurs structures ou de leurs programmes à savoir : statuts, règlements intérieurs, sièges, dénominations, logos emblèmes ou organes dirigeants à condition de notifier ces changements, pour information, aux services compétents du Ministère de l’intérieur dans un délai de 15 jours, à compter de la date desdits changements. Cette notification donne lieu à la délivrance d’un récépissé », a précisé M. Edgard Owono Mba.
Selon la déclaration du 9 mai, Michel Menga a déclaré « qu’il n’est pas possible de légaliser le RPM dès lors que le RHM a des élus à l’Assemblée ».
Pour rappel, le RHM a 6 députés à l’Assemblée nationale et 73 élus locaux.
Alexandre Barro Chambrier, président du RPM, avait porté plainte contre Michel Menga au tribunal de Libreville pour troubles illicite et usurpation. La justice lui a rappelé l’absence de base juridique du RPM par une ordonnance des référés le 16 avril dernier.
Au regard de cette guerre de nom et de reconnaissance de parti politique ou non, l’un des deux leaders politiques finira par laisser des plumes dans l’opinion nationale.

























