Mathias Otounga Ossibadjouo @PDG
La révision de la Constitution gabonaise adoptée en Conseil des ministres le vendredi 18 décembre dernier continue de susciter des réactions dans la classe politique nationale. Cette fois, nous avons retenu l’avis de Mathias Otounga Ossibadjouo, membre du bureau politique du Parti démocratique gabonais (PDG), par ailleurs, ministre de la Décentralisation, de la Cohésion et du Développement des territoires, publié le vendredi 24, sur la plateforme Facebook du PDG.
Nous vous livrons l’intégralité de son propos.
‘’Cette question de révision de la Constitution est plus passionnelle que rationnelle.
En plus des arguments juridiques pertinents déjà exposés, un peu d’observations nous révèlent ceci :
- La nomination des Sénateurs est une pratique répandue, tant en Afrique qu’ailleurs. Le Canada, l’Allemagne, Madagascar, l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire, le Cameroun font partie des pays qui y ont recours.
Alors que chaque Sénateur représente un territoire local, le territoire de référence du Sénateur nommé est de toute évidence l’ensemble du territoire national.
- En ce qui concerne le triumvirat, la charge de Président de la République est confiée par le Peuple par voie électorale. La confier à un seul individu par une autre voie c’est en réduire le prestige.
D’autre part, s’agissant d’un court intérim, la collégialité est un rempart contre des éventuelles dérives individuelles. Lors du dernier intérim il nous était parvenu des rumeurs des tentatives de prorogation des délais.
Enfin, conformément à la pratique, la révision intègre la disposition provisoire que la Cour Constitutionnelle avait dû éditer pour combler le vide juridique lié à une indisponibilité temporaire du Chef de l’Etat.
Finalement, pourquoi cette révision fait-elle tant jaser ?’’
Mathias Otounga Ossibadjouo
Membre du Bureau Politique
Ministre de la Décentralisation, de la Cohésion et du Développement des territoires.























