Selon un communiqué relayé par Gabon Matin ce lundi 6 janvier 2025, et signé par la présidente du Syndicat des pharmaciens du Gabon (Sypharga), le Dr Sandrine Itou-Y-Maganga, une solution provisoire a été trouvée pour permettre aux assurés de la CNAMGS de retrouver l’accès aux pharmacies. Ce dénouement fait suite aux discussions entamées entre le Sypharga et les autorités compétentes, notamment à la suite de l’audience accordée par le Président de la Transition, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema.
« À compter de ce lundi 6 janvier 2025, les assurés CNAMGS pourront à nouveau être servis dans les officines », précise le communiqué. Cette décision marque la fin de la suspension des prestations initiée le 1er janvier, une mesure drastique prise en raison des dettes accumulées par la CNAMGS à l’égard des pharmaciens, malgré un préavis déposé dès novembre 2024.
La crise, bien que brève, a mis en lumière des tensions profondes. « La CNAMGS accumule des retards de paiement qui causent un manque à gagner aux pharmaciens », souligne le Sypharga. Face à cette situation préjudiciable pour les professionnels de santé et, par ricochet, pour les assurés, le Président de la Transition a instruit les services compétents à prendre des mesures immédiates.
L’annonce de la levée de la suspension des prestations constitue un soulagement pour les assurés, qui se trouvaient privés d’un accès essentiel aux médicaments. Pour autant, ce dénouement n’efface pas les interrogations sur la durabilité des solutions envisagées. Cette crise, selon plusieurs observateurs, met en exergue la nécessité d’un règlement définitif et structurant des dettes de la CNAMGS afin d’éviter de futures interruptions de services.

La présidente du Sypharga insiste : « La grève des pharmaciens, même si elle a été de courte durée, doit servir de signal d’alarme pour amener toutes les parties prenantes à s’engager dans une gestion rigoureuse et équitable du système d’assurance maladie. »
Ainsi, la reprise des services ce jour est perçue comme une première étape dans la restauration de la confiance entre les pharmaciens, la CNAMGS et les autorités publiques.

























