Le mercredi 30 avril 2025 marque une avancée majeure pour le système éducatif gabonais. En effet, le ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, a officiellement réceptionné le Plan Sectoriel de l’Éducation Intérimaire (PSEI) couvrant la période 2024-2030, un document stratégique évalué à plus de 3 000 milliards de FCFA. Ce plan a été remis par les partenaires techniques et financiers, notamment l’Agence française de développement (AFD), l’UNICEF et la coordination du système des Nations Unies, dans les locaux du ministère à Batterie IV.
Le PSEI, fruit d’un travail collaboratif, constitue un levier essentiel pour « renforcer durablement le système éducatif national tout en s’alignant sur les engagements internationaux », selon les termes du ministère. Il s’inscrit dans la dynamique de l’Objectif de développement durable n°4 (ODD4) de l’Agenda 2030 qui vise à garantir « une éducation inclusive, équitable et de qualité pour tous ».
Cette cérémonie de remise fut l’occasion pour la ministre de rappeler la complexité de l’élaboration d’un tel document : « Sur 11 pays en Afrique centrale, le Gabon est le sixième à se doter d’un plan sectoriel. C’est dire la rigueur et la technicité que cela requiert », a-t-elle souligné. Elle a salué l’appui indéfectible des institutions partenaires, remerciant « les organisations du système des Nations Unies ainsi que les experts nationaux et internationaux » pour leur implication active.

Dans un discours empreint d’émotion et de fierté, Camélia Ntoutoume Leclercq a déclaré : « Depuis plusieurs années, en collaboration avec les agences du système des Nations Unies, la Banque mondiale et l’AFD, notre ministère s’est engagé à se doter d’un plan fiable, contextualisé et explicite. » Elle a également affirmé son intention de transmettre ce PSEI « aux plus hautes autorités, au premier rang desquelles Son Excellence le Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema », dont elle salue « la vision d’un système éducatif inclusif, compétitif et de qualité ».
La représentante de l’UNESCO à Libreville, Me Zui Memine, a rappelé que « l’UNESCO a reçu le mandat international de conduire et suivre la mise en œuvre de l’Agenda 2030 relatif à l’ODD4 ». Elle a expliqué que ce processus au Gabon a mobilisé « tous les sous-secteurs de l’éducation et les partenaires techniques et financiers pour accompagner le gouvernement dans la production de statistiques de base et l’élaboration du plan ».
Enfin, Patrick Allogho Ebang, coordinateur national du projet, a souligné le caractère progressif de ce chantier : « Le plan a reposé sur deux volets : d’une part, la production de données statistiques fiables, et d’autre part, l’élaboration du document projet, incluant un diagnostic macroéconomique approfondi. »
Ce plan, véritable outil d’aide à la décision, symbolise la volonté ferme du Gabon d’inscrire son système éducatif dans une logique d’excellence et de durabilité.


























