Le ciel du journalisme gabonais s’est brutalement assombri ce jeudi 5 mars 2026. Loïc Ntoutoume Ondo, connu à l’état civil sous le nom de Charlus Dubois Ntoutoume Ondo, a tiré sa révérence, emportant avec lui un talent rare que la maladie a froidement volé à sa famille, à ses confrères et à tout un pays. Quelques jours seulement avaient suffi à cette ennemie invisible pour terrasser un homme que rien ne semblait pouvoir arrêter. La rédaction de Gabonreview perd ainsi l’une de ses âmes les plus vaillantes, et le Gabon, l’un de ses témoins les plus lucides.
Loïc Ntoutoume, l’architecte des mots qui bâtissait la vérité
Véritable prodige de l’écriture, Loïc Ntoutoume Ondo avait érigé sa carrière comme un temple majestueux entièrement dédié au journalisme d’investigation et de proximité. Ses analyses, taillées comme des diamants précieux alliant rigueur analytique implacable et élégance rédactionnelle rare, illuminaient chaque page qu’il touchait de sa plume magistrale et inspirée. Travailleur acharné, animé d’une passion dévorante pour son noble métier, il incarnait cette alliance rare entre le savoir-faire technique irréprochable et le savoir-être humain exemplaire. Ses confrères le décrivaient unanimement comme une boussole fiable, un repère intellectuel solide dans le labyrinthe souvent obscur et tortueux de l’actualité socio-politique gabonaise. Reconnu par ses pairs comme une valeur sûre du journalisme national, Loïc avait su construire, article après article, une réputation d’or que même le temps n’aurait pu ternir.
Ses textes, souvent empreints d’une finesse d’esprit remarquable et d’une profondeur analytique déconcertante, constituaient pour ses lecteurs une fenêtre lumineuse ouverte sur la complexité du monde. Il écrivait comme on sculpte le marbre : avec patience, précision et un souci constant de la perfection. Chaque mot qu’il choisissait portait le poids de sa conviction profonde que le journalisme, exercé avec intégrité, demeure le gardien inébranlable de la démocratie et de la vérité.
Une étoile éteinte, mais une lumière immortelle
Tel un arbre centenaire abattu en pleine floraison printanière, Loïc laisse un vide béant et douloureux que nulle autre plume ne saurait véritablement combler. Sa disparition prématurée est une blessure profonde infligée au cœur même d’une profession qui perd l’un de ses plus brillants ambassadeurs. Pourtant, et c’est là sa plus belle victoire sur la mort, ses écrits demeureront vivants, phares inextinguibles guidant les générations actuelles et futures de reporters vers les rivages exigeants du journalisme authentique.
La rédaction de Gabon Mail Infos s’incline respectueusement devant sa mémoire et tend les bras à sa famille dévastée ainsi qu’à ses confrères meurtris. Loïc, tu n’as pas seulement écrit des articles : tu as gravé ton nom en lettres indélébiles dans l’histoire du journalisme gabonais. Dors en paix, la plume au repos, l’héritage intact et éternel.


























