Ce vendredi 28 février 2025, Jean-Remy Yama, figure emblématique du syndicalisme gabonais et président du Parti national pour le travail et le progrès (PNTP), a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle du 12 avril prochain. Profitant de cette déclaration, il a dénoncé avec virulence la Transition menée par le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI), dirigé par le Général président Brice Clotaire Oligui Nguema.
Estimant que cette période transitoire n’a apporté aucune amélioration notable, Jean-Remy Yama a qualifié cette gouvernance d’ »imposture », affirmant qu’elle « reproduit les tares de la gestion qui a détruit notre pays« . Selon lui, loin d’incarner le renouveau espéré après la chute du régime d’Ali Bongo Ondimba le 30 août 2023, le CTRI n’aurait fait que « pérenniser le chômage, les inégalités, la misère sociale et morale, les détournements de fonds publics et les atteintes aux droits de l’homme ».
Déplorant l’absence de changements significatifs dans les conditions de vie des Gabonais, il a également mis en garde contre une montée inquiétante du tribalisme, nourrie par des « positionnements minables, opportunistes et socialement fallacieux à des fins politiciennes ». À ses yeux, la Transition aurait ainsi sapé « l’unité nationale qui avait pourtant pu être bâtie par la contestation du régime Bongo ».
Fort de ce constat, la direction provisoire du PNTP a décidé de s’engager activement dans le scrutin présidentiel afin d’imposer « une rupture définitive avec le système Bongo-PDG« . C’est dans cette optique que Jean-Remy Yama a été désigné pour porter les couleurs du parti et incarner l’espoir d’un véritable renouveau démocratique. « Le vrai changement, c’est maintenant« , a-t-il martelé avec conviction.
Sa candidature intervient dans un climat politique marqué par des aspirations profondes à la réforme. En se positionnant en alternative aux figures traditionnelles du pouvoir, Jean-Remy Yama espère incarner une transformation radicale, répondant aux attentes d’une population en quête de justice sociale et de transparence. Reste à voir si son message saura convaincre les électeurs le 12 avril prochain.

























