Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hermann Immongault, a tenu ce vendredi 18 avril une déclaration de presse très attendue, consacrée à la proclamation des résultats consolidés de l’élection présidentielle du 12 avril 2025 avec une large victoire de Brice Clotaire Oligui Nguema qui passe de 90,35% à 94,85%. Cette étape marque une phase importante du processus électoral, précédant la transmission officielle des résultats à la Cour constitutionnelle.
Rappelant qu’une première communication avait été faite le dimanche 13 avril, le ministre a précisé que la nouvelle annonce repose sur un travail de vérification approfondi. En effet, l’ensemble des procès-verbaux centralisés par les commissions électorales provinciales et consulaires a été comparé avec les documents affichés dans les bureaux de vote. « Cette double vérification s’est accompagnée d’un croisement avec les résultats collectés dans les bureaux témoins », a-t-il souligné, ajoutant que ces éléments avaient déjà permis d’esquisser les premières tendances.
Dans un souci de rigueur et de transparence, Hermann Immongault a admis que des ajustements s’imposaient : « Cette annonce nous offre également l’occasion de corriger quelques erreurs de calcul contenues dans la communication du 13 avril dernier. » Il a notamment évoqué « l’écart constaté de 4,82 % entre les suffrages exprimés et ceux obtenus par l’ensemble des candidats », estimant qu’il aurait été irresponsable de soumettre à la Cour constitutionnelle des chiffres entachés d’une telle anomalie.
Fort de ces rectifications et de ce travail de consolidation, le ministre a pu proclamer officiellement le vainqueur du scrutin. « Est élu, à la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 588.074 voix, soit 94,85 %, Monsieur Brice Clotaire Oligui Nguema », a-t-il déclaré, mettant un terme aux spéculations et aux incertitudes.
La rigueur méthodologique revendiquée par Hermann Immongault témoigne d’une volonté de crédibiliser davantage le processus électoral. « Nous n’avons pas voulu transmettre à la Cour Constitutionnelle les résultats provisoires avec un tel écart », a-t-il insisté, justifiant l’ensemble des démarches entreprises.
La transmission à la haute juridiction constitutionnelle permettra désormais d’ouvrir l’éventuelle phase de contentieux électoral, dans le strict respect du cadre légal. Pour l’heure, le ministre a clos sa déclaration en réaffirmant l’importance d’un processus électoral apaisé et respectueux de la volonté populaire : « Je vous remercie. »

























