Ali Bongo Ondimba, qui sollicite un troisième mandat très polémique au regard de son mandat jugé très catastrophique par une étude de Mays Mouissi et Harold Leckat, commence sa campagne pour l’élection présidentielle du 26 août 2026 par la gare d’Owendo, pourtant fermée aux trains voyageurs par son gouvernement. Or, ces mêmes voyageurs, par ailleurs électeurs d’Ali Bongo en 2016, souffrent le martyr en voyageant par voie terrestre sur des routes aux allures de piste d’éléphants ou par Afrijet ayant des coûts très exorbitants.
Le calendrier établi par le Centre gabonais des élections et validé par le Conseil des ministres a prévu l’ouverture de la campagne présidentielle, législative et locale pour ce vendredi 11 août 2023 et pour ce faire le candidat PDG à l’élection présidentielle, Ali Bongo Ondimba a décidé de débuter sa campagne à la gare d’Owendo. Après Owendo, il ira dans la Nyanga selon des sources du PDG.
En jetant un regard sur le choix de la gare d’Owendo, lieu choisi par le président sortant, on réalise que c’était presque le meilleur moyen de transport de la majorité des populations du Haut-Ogooué, de l’Ogooué-Lolo et de l’Ogooué-Ivindo, pourtant considérées comme des provinces acquises à la gestion au rabais du mandat d’Ali Bongo Ondimba.
Voyager sans prendre le train, qui démarre et s’arrête à la gare choisie par Ali Bongo Ondimba, c’est la croix et la bannière. La route reliant Libreville à Franceville en passant par Makokou ou Lastourville est le symbole de l’échec de la politique en matière de routes d’Ali Bongo Ondimba en tant que président.
Outre le calvaire de la route, choisir la voie aérienne nécessite de débourser des sommes importantes allant parfois au-delà de 170 000 FCFA par Afrijet pour un voyage aller simple et plus de 350 000 FCFA pour un aller-retour, une compagnie quasiment imposée comme l’unique desservant l’intérieur du pays. Selon nos investigations, plusieurs compagnies aériennes se sont vues envoyer se faire balader pour avoir une autorisation d’exercer comme compagnie aérienne au Gabon. Certains l’accuseraient d’être derrière les pressions aux autorités.
Malheureusement, le candidat Ali Bongo Ondimba en choisissant la gare d’Owendo n’a pas bien regardé le message envoyé aux populations de Franceville, de Koulamoutou et de Makokou : il les empêche de bien voyager par train à cause de sa gestion au rabais.

























