Lors d’une conférence de presse tenue le samedi 11 janvier 2025 à Libreville, le Pr Noël Bertrand Boundzanga, ancien président de la commission politique du Dialogue national inclusif et acteur clé de la société civile, a abordé trois thématiques essentielles : la critique de la transition politique actuelle, un appel ferme au Comité pour la Transition et la restauration des institutions (CTRI) à quitter le pouvoir à la fin du processus, et l’annonce de la création de Telema, une nouvelle plateforme citoyenne.
L’universitaire n’a pas mâché ses mots face à la situation politique actuelle, dénonçant l’héritage d’une gouvernance qu’il qualifie de destructrice. « Nous ne pouvons pas laisser le terrain politique aux sbires de l’ancien système peu crédibles, responsables d’un Gabon en proie à l’anarchie et à la pauvreté, malgré l’abondance de ressources telles que le pétrole, l’or, le diamant et le manganèse. » Cette critique cinglante traduit une frustration palpable envers la lenteur des réformes.
Le Pr Noël Bertrand Boundzanga a également mis en garde le CTRI contre toute tentation de prolonger leur présence au pouvoir ou de présenter un candidat issu de leurs rangs aux prochaines élections. Selon lui, une transition réussie repose sur une impartialité totale des acteurs militaires.
Dans ce contexte, le Pr Noël Bertrand Boundzanga a dévoilé la création de Telema, signifiant « Lève-toi » en langues locales. Cette plateforme se veut un espace inclusif pour redéfinir l’avenir du Gabon. « Cette initiative accueillera tous les Gabonais sans distinction afin de proposer des actions concrètes pour assurer l’alternance démocratique et le progrès socio-économique de notre pays », a-t-il affirmé.
Enfin, Boundzanga a appelé ses concitoyens à s’engager activement. « Je vous invite dès à présent à vous inscrire et à participer aux activités de Telema, porteuse d’un espoir de renouveau, de justice et de progrès pour le Gabon. »
Le Pr Noël Bertrand Boundzanga signe une nouvelle intervention percutante, venant s’ajouter aux critiques déjà formulées par le quatuor Ali Akbar Onanga Y’Obegue, Alain-Claude Billie-By-Nze, Pr Albert Ondo Ossa et Pierre-Claver Maganga Moussavou, qui avaient sévèrement dénoncé la gestion du pays par le CTRI lors de leur déclaration du 8 janvier dernier. À ce rythme, d’autres voix pourraient rapidement se joindre à ce concert de désapprobation, amplifiant la contestation face à la transition en cours.

























