Suite à la dissolution du staff technique des Panthères et à la suspension de l’équipe nationale, Pierre Alain Mounguengui, président de la FEGAFOOT, a tenu à apaiser les inquiétudes de l’opinion publique. Dans une interview accordée à L’Union Sonapresse, il a affirmé qu’aucune sanction imminente ne pèse sur la sélection nationale, écartant ainsi les craintes d’une crise plus profonde.
Pierre Alain Mounguengui a souligné que le gouvernement a l’obligation de veiller à la bonne gestion du football national et à son rayonnement. Cette intervention, bien que controversée, est présentée comme une nécessité face à des résultats sportifs jugés insatisfaisants. Selon lui, il ne s’agit pas d’une immixtion, mais d’une décision conforme aux statuts de la CAF et de la FIFA, rappelant que le sélectionneur et son staff sont des agents de l’État, rémunérés par celui-ci.
Cette approche soulève plusieurs questions. D’un côté, la volonté du gouvernement de garantir des performances sportives peut être perçue comme un engagement positif envers le développement du football. De l’autre, cette méthode soulève des préoccupations quant à l’autonomie de la FEGAFOOT et à la capacité de la fédération à prendre des décisions indépendantes.
La dissolution du staff technique et la suspension de l’équipe nationale sont des signes inquiétants d’une instabilité au sein du football gabonais. La nécessité d’une réunion pour formaliser cette décision gouvernementale témoigne d’un processus encore en cours, sans véritable vision à long terme. Les Panthères, qui ont besoin de soutien et de cohésion, pourraient voir leurs performances affectées par ce climat d’incertitude.
Pierre Alain Mounguengui a tenté de rassurer en affirmant qu’aucune menace ne pèse sur les Panthères. Cependant, la situation actuelle soulève des questions cruciales sur la gouvernance du football au Gabon. Pour restaurer la confiance et l’efficacité, il est impératif que la FEGAFOOT et le gouvernement travaillent main dans la main, tout en préservant l’indépendance nécessaire à la réussite du football gabonais. La route est encore longue, mais l’avenir des Panthères dépendra de la capacité de toutes les parties à collaborer pour un objectif commun.












































