Le ministre du Pétrole et du Gaz, Marcel Abeke, a reçu, ce jeudi 13 mars 2025, une délégation de Perenco Gaz & Oil à l’immeuble du 02 décembre, siège de son ministère. Conduite par son directeur général, Nestor Awaurhet, cette rencontre visait à dresser le bilan des travaux réalisés en 2024 chiffrés à plus de 2 milliards de FCFA et à tracer les grandes lignes des projets à venir en 2025, dans le cadre de la Commission paritaire de gestion (CPG) liée à la PID/PIH.
Selon le directeur général adjoint de Perenco, l’essentiel des discussions a porté sur l’état d’avancement des projets financés en 2024 et leur taux d’exécution. « Nous avons présenté l’état des projets au 28 février 2025, en mettant en avant notre contribution à la réhabilitation des universités USTM et UOB », a-t-il précisé. À ce jour, le taux de réalisation oscille entre 60 et 70 %, représentant un investissement de plusieurs milliards de francs CFA. Il a assuré que « les fonds sont disponibles pour mener ces projets à terme ».
Par ailleurs, Perenco a injecté plus de 2 milliards de francs CFA en 2024 dans divers programmes et s’est récemment engagé dans le financement de projets touristiques, dont le déblocage des fonds a été effectué au début de l’année 2025. « Nous restons mobilisés pour accompagner ces initiatives dans le cadre de la Commission », a souligné le responsable.
Des projets d’infrastructure ambitieux pour 2025
Pour l’année 2025, l’entreprise prévoit notamment de s’investir dans la réhabilitation des voiries de Port-Gentil et de poursuivre les travaux dans les universités. « Nous sommes présents et continuerons à investir dans les secteurs où nous sommes sollicités », a-t-il ajouté.

Le ministre Marcel Abeke a reconnu les avancées réalisées, tout en soulignant certaines limites structurelles. « Les projets programmés en 2024 ont été exécutés dans leur quasi-totalité, à l’exception de certains qui ont dû être reportés en 2025, notamment dans le secteur touristique », a-t-il expliqué.
Une contribution jugée iInsuffisante par l’État
Toutefois, le gouvernement estime que l’engagement financier de Perenco reste en deçà des attentes. Le ministre a exprimé son inquiétude quant à la faible dotation de la PID/PIH, qui ne semble pas refléter le statut de Perenco comme principal producteur de pétrole au Gabon. « On pourrait s’attendre à un budget plus conséquent, compte tenu du type de contrat dont bénéficie l’entreprise », a-t-il observé.
Dans cette optique, une réévaluation des engagements de Perenco est envisagée pour 2025. « Il est nécessaire de revoir certaines modalités afin que la contribution de l’entreprise soit à la hauteur de sa position stratégique », a conclu Marcel Abeke, appelant à un dialogue approfondi avec l’opérateur pétrolier.


























