Vendredi 30 octobre 2026, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu le directoire du PDG. Blaise Louembé conduit le parti. Selon un communiqué de la présidence, la rencontre avait trois objectifs. Ainsi, le parti voulait exprimer sa reconnaissance, soumettre ses doléances et réaffirmer son engagement. Cette audience a donc dessiné un message clair de loyauté et d’ouverture.
Les responsables du PDG ont plaidé pour un climat apaisé, sans stigmatisation. Ils ont aussi réclamé une bien meilleure inclusion de toutes les sensibilités politiques. En effet, ils jugent cette ouverture utile à la construction nationale. De plus, ils ont remercié le chef de l’État pour sa disponibilité au dialogue. Ce ton se voulait rassurant et conciliant.
Le congrès de novembre, pivot du rendez-vous
Le chef de l’État s’est dit disposé à accompagner la préparation du prochain congrès du parti. Celui-ci est prévu du 27 au 29 novembre 2026. Par conséquent, la présidence s’invite désormais dans le calendrier du parti. Cette promesse d’appui pèse très lourd dans un paysage divisé. Toutefois, le communiqué parle de disponibilité, non d’un engagement détaillé ni chiffré.
Ce soutien annoncé ravive un débat. La faction d’Ali Akbar Onanga Y’Obegue conteste la légitimité de la direction. Elle réclame une concertation avant tout congrès. Ainsi, ce rendez-vous apparaît comme un pont pour les uns. Il ressemble à un mur pour les autres. Le communiqué ne reprend pas les autres propos prêtés au président par ce camp.
Paix, dialogue et concorde : l’héritage invoqué
En réponse, le président a vivement salué la discipline et l’esprit de responsabilité du parti. Il a rappelé les valeurs de paix, de dialogue et de concorde prônées par feu Omar Bongo Ondimba. Ainsi, cet héritage devient un fil conducteur du discours. Réaffirmant son rôle de garant de l’unité nationale, il a ensuite insisté sur le rassemblement de tous.
Selon lui, les divergences politiques ne doivent jamais freiner le rassemblement de tous les Gabonais. L’intérêt supérieur de la nation doit toujours primer. Par ailleurs, il a évoqué son attachement au dialogue politique et à la cohésion sociale. Une seule ambition, résume-t-il, doit unir tous les citoyens : bâtir un Gabon prospère, dans la paix et l’unité.
Biens mal acquis : un signal pour la jeunesse
Le chef de l’État a aussi abordé publiquement la question des biens dits mal acquis. Il estime qu’une partie des éventuels produits de leur vente devrait profiter directement au peuple gabonais. La jeunesse est visée en priorité. Ce choix de mots touche une corde sensible. Pourtant, ces fonds, selon lui, ne devraient pas bénéficier exclusivement à l’État français.
Ce propos élargit la portée de l’audience. D’abord, il relie politique intérieure et enjeux financiers. Ensuite, il cible un public jeune, souvent en attente de résultats. Néanmoins, le communiqué ne précise ni montants ni calendrier. Les Gabonais attendront donc des actes pour mesurer cette promesse. Cette promesse reste pour l’instant une intention affichée devant le parti réuni.
Un appui promis, une division à résoudre
Au final, la présidence présente une audience apaisée, tournée vers le dialogue et la cohésion. Pourtant, le conflit interne du PDG demeure entier à ce stade. Le congrès de novembre dira donc si l’appui promis rassemble ou divise le parti, et si le dialogue prévaut.












































