Vendredi 18 septembre, à 18 heures, dans les locaux de JACO FM à Libreville. Patience Dabany a présenté son nouveau projet musical. Intitulé « Dernière Danse », ce retour discographique célèbre six décennies de carrière. Porté par Edgar Yonkeu, figure connue de l’industrie musicale gabonaise, le projet dialogue avec les nouvelles générations. Une tournée accompagne cette sortie, avec une étape à Franceville en octobre. Le symbole domine.
Ce vendredi soir, Patience Dabany, surnommée « La Mama », a présenté son projet. Cette sortie était très attendue après plusieurs années de discrétion. Le titre pouvait laisser croire à une annonce de retrait. L’intéressée avait brouillé cette interprétation avant. « Les gens croient que je vais stopper quoi ! C’est une surprise, ils verront… », déclarait-elle. Ainsi, elle entretient le mystère et rappelle que la musique reste sa passion.
Une « dernière danse » qui ne ressemble pas à un adieu
Le projet célèbre les 60 ans de carrière musicale de Patience Dabany, une longévité rare. Les premières annonces évoquaient classiques et compositions inédites. Le single éponyme est disponible depuis le 18 septembre. Mais au-delà du symbole, « Dernière Danse » raconte le temps qui passe sans renoncer au présent. Le clip officiel se tourne vers l’héritage et les racines. Il célèbre la transmission des sonorités traditionnelles gabonaises.
Le projet n’est donc pas présenté comme un adieu définitif à la scène. Il constitue plutôt un regard sur six décennies de parcours. Patience Dabany l’a expliqué dans une interview consacrée à l’album d’ailleurs sorti. Le projet puise dans une période difficile de son existence. Puis il revient au fil conducteur de sa vie : la musique. Envers et contre tout, elle demeure son port d’attache.
Edgar Yonkeu , l’homme derrière la production
Dans cette nouvelle aventure, un nom revient avec insistance : celui d’Edgar Yonkeu. Producteur, arrangeur et acteur reconnu de l’industrie musicale gabonaise, il accompagne Patience Dabany. La fiche technique officielle du clip « Dernière Danse » le crédite de la production. Les paroles du titre sont d’ailleurs attribuées à Edgar Yonkeu et à Patience Dabany. Quant à la direction artistique globale, elle est aussi assurée par Direct Prod.

contre entre l’expérience d’une artiste ayant traversé plusieurs générations successives. Et le savoir-faire d’un professionnel qui connaît les mutations de l’industrie musicale. Edgar Yonkeu n’est donc pas ici un simple nom inscrit au générique du projet. Il participe à la construction artistique d’une œuvre qui mêle mémoire et modernité.
Faire danser les générations
Faire danser les générations reste certes l’un des enjeux revendiqués par Patience Dabany. L’artiste assume l’idée de regarder vers les nouveaux courants musicaux sans renoncer à ses racines. « Surtout dans la musique, quand il y a les nouveaux sons, il faut toujours suivre », expliquait-elle récemment avec assurance. Ainsi, elle poursuit son ambition en donnant une place importante au folklore gabonais dans ce projet musical inédit.
« Il y aura beaucoup de sons qui partent de nos folklores, le folklore du Gabon », dit-elle avec force. Son objectif consiste, en effet, à faire évoluer ces sonorités pour toucher aussi les publics d’aujourd’hui, sans les trahir. À travers « Dernière Danse », Patience Dabany ne cherche pas seulement à revisiter son propre passé. Elle entend réellement inscrire son héritage durable dans la musique de son époque.
Franceville, première étape d’une tournée
La présentation de Libreville ne constitue que l’un des rendez-vous autour de ce nouveau projet. Une tournée est ainsi annoncée, avec notamment Franceville, dans le Haut-Ogooué, début octobre. Cette étape provinciale donnera à l’artiste l’occasion de présenter son répertoire à un public élargi. Un public qui ne se résume donc pas uniquement aux mélomanes de la capitale. Le choix de Franceville revêt une portée symbolique.
Après Libreville, « Dernière Danse » entend d’ailleurs aller à la rencontre du Gabon dans sa diversité géographique. Et aussi dans sa grande diversité culturelle, entre traditions ancestrales et modernité pleinement assumée par l’artiste. La séquence doit ensuite se poursuivre à Libreville avec un rendez-vous majeur, annoncé pour le 7 novembre 2026. Ce jour-là, le Palais des Congrès accueillera les 60 ans de carrière de « La Mama ».
Une carrière qui refuse le silence

Il serait réducteur de regarder « Dernière Danse » à travers son seul titre. Or, après six décennies de musique, Patience Dabany revient avec un projet qui pose une question. Que fait-on de son héritage lorsque le temps a passé sur une longue carrière ? La réponse de « La Mama » tient en quelques mots seulement. On le transmet, on le réinvente, et on continue de le faire vivre.
Avec Edgar Yonkeu à la production, Patience Dabany fait ainsi cohabiter plusieurs temporalités bien distinctes. Celle des grands classiques qui ont construit sa légende au fil des décennies passées. Celle également des sonorités contemporaines et celle d’une nouvelle génération appelée à recevoir cet héritage. « Dernière Danse » pourrait donc être moins la dernière page d’une histoire. Elle serait plutôt le titre d’un nouveau chapitre qui commence.












































