Après avoir officialisé la composition du premier gouvernement gabonais, notamment de la Ve République, les hommes et femmes qui le constituent ont officiellement pris leurs fonctions ce jeudi 8 mai, lors d’une cérémonie solennelle au palais du bord de mer de Libreville en présence du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, et des membres de la Cour constitutionnelle. Cet événement marque le véritable coup d’envoi de leur mission.
Ce nouveau gouvernement gabonais se compose de 30 ministres, ainsi que d’un vice-président de la République et d’un vice-président du gouvernement. Sept nouvelles figures font leur entrée, tandis que deux membres ont été promus au rang de ministre d’État. Ces choix traduisent une volonté de renouveau et de continuité, avec des personnalités appelées à relever d’importants défis.
Dans un cadre empreint de gravité, les ministres ont solennellement prêté serment devant les neuf juges constitutionnels, affirmant leur engagement à respecter la Constitution et les principes fondamentaux de l’État de droit. « Je jure de respecter la Constitution et l’État de droit, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge […], de garder religieusement, même après la cessation de mes fonctions, la confidentialité des dossiers et des informations classées secret d’État […]. Je le jure ! », ont-ils déclaré tour à tour.
Au-delà de l’acte symbolique, le véritable défi commence maintenant. La population attend des actions concrètes et des décisions qui feront bouger les lignes. Les attentes sont grandes : face aux défis sociaux, économiques et institutionnels, chaque ministre devra faire preuve de responsabilité et d’efficacité pour répondre aux aspirations des Gabonais.
Les promesses passées ont souvent nourri les espoirs sans déboucher sur des transformations tangibles. Aujourd’hui, la dynamique impulsée par le chef de l’État lors de la transition doit prendre une nouvelle dimension avec cette équipe gouvernementale. Le temps du travail et de l’innovation est venu, avec un objectif clair : bâtir un Gabon plus équitable, plus moderne et plus souverain.


























