Le jeudi 8 mai 2025, les locaux du cabinet de la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, de l’Instruction civique et de la Formation professionnelle ont servi de cadre à la cérémonie officielle de passation de charges entre Camélia Ntoutoume Leclercq et Philippe Tonangoye. Ce dernier, récemment affecté à d’autres fonctions gouvernementales, a cédé la gestion du portefeuille de la formation professionnelle, qu’il assurait depuis trois mois, à celle qui l’avait précédé à ce poste.
La cérémonie, orchestrée par le Secrétaire général du gouvernement, Abdu Razzak Guy Kambogo, s’est déroulée en présence des proches collaborateurs des deux ministres, ainsi que de leurs familles et amis venus témoigner leur soutien et immortaliser l’instant.
L’événement marquait le retour de Camélia Ntoutoume Leclercq à la tête de ce qu’elle qualifie de « bébé jumeau de la formation professionnelle », en référence au binôme institutionnel qu’elle compose avec l’Éducation nationale. Lors de son allocution, le ministre sortant, Philippe Tonangoye, a dressé un rapide bilan de sa gestion, exprimant sa reconnaissance envers ses équipes pour les efforts accomplis en si peu de temps : « Nous avons tout fait pour obtenir un bâtiment R+2 à titre locatif pour un an, qui abrite le cabinet… »
À son tour, Camélia Ntoutoume Leclercq a exprimé sa gratitude à l’endroit de son prédécesseur pour la continuité du service, tout en réaffirmant sa détermination à impulser un nouveau souffle à ce secteur stratégique. Convaincue de la nécessité de faire évoluer les mentalités à l’égard de la formation professionnelle, elle a lancé un appel à l’action : « Il faut qu’on ait ce courage-là de vraiment donner un coup de pied dans la fourmilière et faire en sorte que l’opinion change de regard sur la formation professionnelle. »
Résolument engagée, la ministre d’État a insisté sur l’urgence d’instaurer une gouvernance rigoureuse et de conduire une mise en œuvre diligente des projets prioritaires, en cohérence avec les orientations du Chef de l’État. Son retour à la tête de ce département apparaît ainsi comme un signal fort en faveur de la redynamisation de la formation professionnelle, perçue désormais comme un levier central pour l’insertion socio-professionnelle des jeunes et le développement du capital humain.


























