Béchir Ben Yahmed, le fondateur de Jeune Afrique il y a 60 ans, vient de mourir des suites de la Covid-19 à Paris. Le journaliste franco-tunisien était très connu des peuples francophones d’Afrique grâce à son média très lu. Toutefois, la jeunesse africaine, ces dernières années, a commencé à douter de l’impartialité de son magazine à cause de son penchant pour les dictateurs africains.
L’ironie du sort est que Béchir Ben Yahmed, le fondateur de Jeune Afrique, meurt le jour de la célébration mondiale de la liberté de la presse. Il a créé le magazine Jeune Afrique il y a soixante ans et est devenu un média de référence pour plusieurs africains.
Selon les informations que nous avions reçues, il était hospitalisé à Paris, après avoir été contaminé de la Covid-19 depuis fin mars, jusqu’à ce jour de son décès.
Qui était le journaliste franco-tunisien Béchir Ben Yahmed ?
Né en avril 1928 en Tunisie, alors protectorat français, ce fils de commerçant, diplômé de HEC, avait œuvré pour l’indépendance et fait partie du gouvernement de Habib Bourguiba en tant que secrétaire d’Etat à l’Information en 1956-57. Après avoir créé un premier magazine, L’action, en 1956, il lance en 1960 à Tunis Afrique Action, rebaptisé l’année suivante Jeune Afrique.
Un groupe de presse plongé dans le monde une anglophone
Sous son égide, le magazine a donné naissance à Jeune Afrique Media Group, qui édite aussi la revue anglophone The Africa Report et la lettre d’information Jeune Afrique Business +. Il a également créé La Revue, magazine dédié à l’actualité internationale.
— Jeune Afrique (@jeune_afrique) May 3, 2021
« Après avoir mené de front ses carrières ministérielle et journalistique, il avait finalement opté pour la seconde et, pour se donner les moyens de son indépendance, avait décidé en 1962 de quitter Tunis pour Rome », puis deux ans plus tard, « pour Paris où le groupe est toujours installé », rappelle Jeune Afrique. C’est donc depuis la capitale française qu’il a développé le magazine, devenu au fil des ans un média de référence sur l’Afrique francophone, parfois surnommé le « 55e Etat d’Afrique ».
« Fondé pour accompagner le mouvement d’émancipation des peuples qui, à l’orée des années 1960, accèdent à l’indépendance, Jeune Afrique a pris une part active dans tous les combats qui ont depuis rythmé l’Histoire du continent », rappelle le média qu’il avait longtemps dirigé.
Plusieurs peuples africains aujourd’hui considèrent Jeune Afrique comme l’arme forte des Chefs d’Etat et de gouvernement francophones qui oppriment leur peuple. Son image est ternie et avilie auprès de la jeunesse africaine.
On le considéraient comme un homme qui avait pour souci dépeindre ces derniers comme des meilleurs dirigeants qui soient or ils n’étaient pas souvent choisis à la régulière. On parle dans cette même opinion africaine d’un échange commercial. Les dirigeants payaient et Jeune Afrique faisait la sale besogne en faisant leur marketing cynique tout en redorant l’image de ces dictateurs.
Toutefois, la Rédaction de Gabon Mail Infos présente ses condoléances à toute la famille de cet illustre journaliste qui a marqué son temps.

























