Décès du Colonel Albert Loussou des suites d’une maladie au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHuL), à l’âge de 65 ans ce dimanche 05 juin 2023, tôt dans la matinée. L’ ancien pilote du défunt président Omar Bongo Ondimba était l’un des meilleurs pilotes de sa génération.
Qui était Albert Loussou, la légende gabonaise de l’ombre?
Albert Loussou est né en 1957 dans le Haut-Ogooué , fils du grand chef du village Lekori, feu Loussou Albert , et de Ngassima Okayi Victoire .

Issu d’une famille polygame , ils était déjà à plus de 100 dans les années 1990.
Il fera ses études primaires dans son village Lekori et ensuite à Franceville . Très brillant en sciences, il va se retrouver attiré par les airs et particulièrement ceux des bolides de l’armée de l’air .
En 1978, il intègre l’Armée de l’air gabonaise où
il décroche une formation offerte par l’état pour aller former les premiers pilotes gabonais . Et de là, il s’envole pour :
La France de 1979 à 1981 ( 2ans )
Le Brésil de 1982 à 1986 ( 4ans ).
Il va finaliser ses études avec un grand succès. Il est alors sur la voie de la matérialisation de son rêve des airs .

Dans les années 1986, il est de retour au Gabon , aguerri, talenteux et prêt à servir le Gabon .
Il est au grade de sous-lieutenant , et commence par piloter des avions tels que : Bandeirante Nord 262. Plus tard, il pilotera plusieurs séries de Boeing et différents types d’avions de chasse.
En 1997, étant l’un des meilleurs pilotes de sa génération Albert Loussou s’est vu attribuer le titre de
pilote du falcon présidentiel et pilote en chef du défunt président Omar Bongo Ondimba.
Il va donc accomplir plusieurs missions dans le monde en passant par la France , le Japon , chine , l’Allemagne , l’Afrique du Sud , le Sénégal , l’Espagne , les États-Unis pour mener à bien les missions du défunt chef de l’État.
C’est en 2003 des suites d’un accident très violent de la route qu’il perd l’usage de l’une de ses mains et arrête le pilotage de l’avion présidentiel, et de tout autre avion.
Ayant été un homme toujours rigoureux, sous ordre du chef de l’État, il est élevé au rang de Colonel à l’armée de l’air . Par la suite, il sera également nommé Conseiller d’État-major.
Un patriote qui voulait d’un Gabon meilleur
La rigueur et la discipline vont amener l’homme à critiquer le nouveau régime de Libreville qu’il trouve incapable de répondre aux aspirations du peuple gabonais. Voir un Gabon meilleur que celui d’aujourd’hui était son rêve.
Il prend sa retraite en 2015 et est aux commandes de son dernier vol 7 ans après pour l’au-delà.











































