La rencontre des Panthères du Gabon contre les Scorpion de la Gambie du 16 novembre 2020 s’est soldée par une défaite des Panthères, 2-1 à Bakau en Gambie. Une victoire perdue dans des conditions égalitaires de départ des deux parties serait compréhensible mais lorsque des stratégies habiles sont orchestrées pour créer le ridicule, humilier et envoyer une image qui n’honore ni le pays d’accueil, ni les invités et encore moins l’Instance faitière du Football africain, il y a dans ce cas matière à redire.
Ce qui s’est passé à l’Aéroport de Banjul restera à jamais dans les annales de la Confédération Africaine de Football. Une équipe nationale bloquée pendant toute une nuit, obligée de dormir sur des carreaux de la salle de bagages alors qu’elle joue contre le pays d’accueil le jour d’après, est osé. Certains joueurs de cette équipe nationale font partie de l’élite du Football mondial et la Gambie en avait cure de ce statut.
Des actes loin du fair-play footballistique
Les Gabonais ont été humiliés par les autorités gambiennes qui ont réquisitionné leurs passeports dès leur arrivée en Gambie. Leurs tests de la Covid-19, ‘’made in Gabon’’, refusé et au final pour passer toute une nuit dans l’espace bagages de l’Aéroport de Banjul. Certains joueurs de renommée mondiale ont expérimenté les stratégies habiles des Africains lorsqu’ils veulent saper le moral des adversaires.
Ce sont des actes qui ne devraient pas rester impunis par l’organe de gouvernance du Football africain (CAF) pour éviter toute jurisprudence future basée sur ce cas. Heureusement qu’elle se serait déjà autosaisie en voyant les images dégradantes des joueurs à l’aéroport.
De la responsabilité de la partie gabonaise
On ne voyage pas à la veille d’un match dans le pays qui reçoit malgré la qualité des professionnels engagés dans la confrontation. Toute victoire, malgré la qualité de l’adversaire, doit être sécurisée ce qui n’a pas été le cas des Panthères.
L’équipe gabonaise se devait d’être en Gambie le samedi ce qui aurait relevé de l’anticipation et de la prudence. L’indisponibilité du stade d’entraînement en Gambie, avérée ou pas, aurait permis à Patrice Neveu et ses joueurs de se baser au Sénégal car le climat est le même qu’en Gambie.
Cet échec de l’équipe nationale gabonaise a été dû également à un manque de réalisme sur le terrain par Panthères qui ont raté beaucoup d’occasions notamment celle de Boupendza puis de Bouanga et à l’absence de concentration Mfa Mezui.
Comme disait Nelson Mandela ‘’ Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends’’, tous les acteurs devraient tirer des leçons face à cette situation pour la suite des matchs.
Par Roland OLOUBA OYABI

























