Rebondissements et nouveaux éléments dans l’affaire Franzy Nguembi, tué par balle au quartier Chic à Port-Gentil. La capitale économique du pays est en ébullition. Un proche de l’agent de police judiciaire (PJ) mis en cause a contacté la rédaction de Gabon Mail Infos, révélant plusieurs versions contradictoires de ce drame. Laquelle est avérée ? Une enquête est en cours pour faire la lumière sur cette affaire.
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L’une des premières versions évoque un guet-apens tendu par de jeunes présumés délinquants du quartier à l’agent de la PJ. L’opération aurait mal tourné, poussant le policier à faire usage de son arme à feu pour se défendre contre Franzy Nguembi, présenté comme l’un des agresseurs.
Mais une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux vient bouleverser ce récit. On y voit le frère aîné de la victime relater une version bien différente. Selon lui, un certain Jordan aurait proposé à Franzy Nguembi de participer à une activité illégale : la vente de téléphones issus du marché noir, sous la protection de l’agent de la PJ. Franzy aurait refusé et manifesté son intention de dénoncer ces agissements. Dans la soirée du vendredi 2 mai, le policier l’aurait alors convoqué pour « demander des comptes ». C’est à ce moment, en tentant de s’interposer, que Franzy aurait été touché par balle, mettant fin à ses jours.
Un autre proche du policier mis en cause a également livré sa version à Gabon Mail Infos. Selon lui, la véritable cible du tir était le frère aîné de Franzy, celui-là même qui témoigne dans la vidéo. Le policier aurait agi pour se défendre, car, dit-il, ils voulaient « l’organiser », un terme typiquement gabonais qui désigne un coup monté. Il s’interroge : pourquoi le policier aurait-il tiré sur Franzy, et non sur l’homme menotté, présenté comme le véritable fauteur de troubles ? Pour ce proche, il y a clairement eu malentendu.
Enfin, la même source insiste sur le caractère calme de l’agent de la PJ. Elle affirme qu’il ne peut pas tirer sans raison. Avant d’être affecté à la police judiciaire, il avait été aide de camp de deux ministres.
Les enquêteurs sont à pied d’œuvre pour établir la vérité sur cette affaire qui secoue Port-Gentil.


























