Le Gabon n’inspire plus la confiance des investisseurs sur le marché des titres de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). En 2022, la mobilisation des titres sollicités par le Trésor public le 5 janvier 2022 auprès des investisseurs de la CEMAC s’élevaient à 12 milliards de FCFA or le pays n’a collecté que 4 milliards de FCFA des fonds, signe d’un manque de confiance au pays.
Le Trésor public cherchait 13 milliards de FCFA sur le marché de la Cemac or il n’en a récolté que 4,3 milliards de FCFA des fonds sollicités. Cela correspond tout simplement à un taux de couverture de 36%.
L’opération de mobilisation des fonds lancée par le Trésor public le 5 janvier 2022 à travers des Bons du Trésor assimilables (BTA) à 26 semaines assortie d’une maturité de six mois, soit le 08 juillet 2022, pour un taux moyen pondéré de 6,4%, est un véritable échec, un vrai revers.

Les raisons d’un manque de confiance
Pour les professionnels et experts de la finance, ce revers qui n’a pas suscité beaucoup d’engouement chez les investisseurs serait dû à la mauvaise perception des investisseurs de l’espace Cemac vis-à-vis du Gabon.
Ainsi, le Gabon a un taux d’endettement jugé supérieur au seuil pratiqué dans la sous-région.
D’après les données statistiques du Fonds monétaire international (FMI), le taux d’endettement du Gabon s’établit à 71% de son produit intérieur brut (PIB). Cela positionne donc le Gabon comme l’un des pays les plus endettés de la zone Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) en 2021.
Durant tout l’année 2021, cette tendance traduite par un manque d’engouement était donc perceptible chez les investisseurs de la Cemac qui ne croient plus trop aux nombreuses levées des fonds du Gabon.
En janvier 2021 par exemple, les obligations du trésor assimilables (OTA) de 25 milliards de FCFA émises par le Gabon le 20 janvier 2021 n’ont enregistré que 7 milliards de FCFA de souscriptions. Soit un taux de couverture de 28%.
Au regard de cette perception, le Gabon risque d’avoir de sérieux problèmes pour les prochaines levées de fonds au-delà même de la zone Cemac. Cela ramène donc sur la table les problèmes de la bonne gouvernance dans notre pays.












































