En mars dernier, la justice a ordonné à Marcel Desailly de se soumettre à un test ADN, dans le cadre d’un contentieux l’opposant à son ancienne compagne, Cosma Batista de Alcantara. Celle-ci affirme que le champion du monde 1998 est le père biologique de Victoria, sa fille de 10 ans, qu’il aurait retardée. Les résultats des analyses, rendus publics par Le Parisien le mois dernier, ne laissent guère de place au doute : la probabilité de paternité dépasse 99,99999 %, selon les conclusions des experts biologistes.
Une audience capitale se tiendra ce mardi 10 décembre devant le tribunal judiciaire de Paris, consacrée à la reconnaissance officielle de cette paternité. Par ailleurs, la mère de Victoria réclame une pension alimentaire de 5 000 euros mensuels à l’ancien footballeur.
Cependant, selon Le Parisien , Marcel Desailly se déclare en grande difficulté financière. Le quotidien, après avoir consulté plusieurs documents, révèle que l’ex-international percevait jusqu’à récemment un revenu mensuel de 8 600 euros en tant que consultant pour BeIN Sports. Il avait également touché une prime de 42 650 euros lors du Mondial 2022. Toutefois, après avoir quitté la chaîne en août 2024, son avenir professionnel semble incertain. Selon son avocate, Me Françoise Majnoni d’Intignano, Desailly ne dispose ni de la richesse, ni du patrimoine que son ancienne maîtresse prétend. Elle ajoute que ses sociétés ne génèrent aucun revenu pour lui, et qu’il est confronté à un redressement fiscal de 257 000 euros, en plus de devoir verser 5 000 euros mensuels au fisc.
Cosma Batista de Alcantara, de son côté, conteste ces affirmations, en rappelant que Desailly aurait déjà assumé des obligations alimentaires envers sept autres enfants. Ce litige complexe illustre les tensions entre les responsabilités financières et la réalité d’une célébrité déclinante, mettant en lumière la précarité potentielle de certains anciens sportifs de haut niveau, malgré leur passé glorieux.


























