Le Gabon a engagé une nouvelle étape dans la gouvernance de son secteur minier. Le ministre des Mines, Sosthène Nguéma Nguéma, a reçu ce lundi 19 à Libreville l’administrateur directeur général de la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog), Léod-Paul Batolo, pour une première prise de contact institutionnelle. Cette rencontre inaugure un dialogue stratégique entre l’État et l’un des piliers de l’économie nationale, dans un contexte où la transformation locale du manganèse est devenue une priorité nationale.
Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a fixé un cap clair : mettre fin à l’exportation du manganèse brut d’ici au 1er janvier 2029. Cette décision traduit une volonté patriotique de renforcer la souveraineté économique du Gabon et de bâtir une industrie nationale capable de créer de la valeur ajoutée sur place.
Dans ce cadre, la rencontre du 19 janvier 2026 entre le ministre et l’ADG de Comilog revêt une importance particulière. Elle marque le début d’un dialogue institutionnel visant à aligner les stratégies de l’entreprise sur les priorités nationales et à préparer le pays à ce tournant historique.
Les enjeux au cœur des échanges
Transformation locale du manganèse : Développer des unités industrielles pour traiter le minerai au Gabon.
Création d’emplois qualifiés : Offrir de nouvelles opportunités aux jeunes Gabonais dans les métiers de la métallurgie et de l’ingénierie.
Développement durable : Promouvoir une exploitation responsable, respectueuse de l’environnement et des communautés locales.
Partenariat État-entreprise : Renforcer la coopération entre le gouvernement et Comilog, filiale du groupe français Eramet, pour garantir transparence et investissements durables.
Un tournant pour le secteur minier
Comilog exploite le manganèse à Moanda depuis plus de six décennies. L’entreprise est aujourd’hui appelée à jouer un rôle central dans la mise en œuvre de la vision présidentielle. Pour le ministre Sosthène Nguéma Nguéma, cette première prise de contact ouvre la voie à un dialogue structuré où l’intérêt national prime sur toute autre considération.
En plaçant la transformation locale au cœur de sa stratégie, le Gabon affirme sa détermination à bâtir une économie plus forte, plus autonome et tournée vers l’avenir. Cette rencontre n’est pas seulement un échange institutionnel : elle symbolise le début d’une nouvelle ère pour le secteur minier gabonais, où patriotisme et développement économique avancent main dans la main


























