À l’image d’un pacte scellé entre l’homme et la nature, la signature d’accords majeurs entre le ministère des Eaux et Forêts, de l’Environnement et du Climat, la Setrag, la Comilog et l’ONG Conservation Justice marque une étape historique dans la défense de la biodiversité gabonaise. Ces conventions, conclues le 15 janvier 2025, résonnent comme un signal fort face à l’érosion du vivant, en inscrivant la coopération public-privé au cœur d’une stratégie ambitieuse de gestion durable des écosystèmes et de lutte contre la criminalité environnementale.
La première convention érige un cadre de collaboration structurant entre le ministère des Eaux et Forêts, la Setrag et Conservation Justice afin de combattre le transport et la commercialisation illégale des produits fauniques le long du chemin de fer. À travers une mutualisation inédite des moyens humains, techniques et logistiques, les signataires entendent renforcer les contrôles, resserrer l’étau autour des trafiquants et démanteler des réseaux longtemps tapis dans l’ombre. Cette alliance, comparable à un rempart dressé contre le pillage du patrimoine naturel, accorde une place centrale à la sensibilisation des usagers et des communautés riveraines, rappelant que la protection de la faune commence par la conscience collective.
La seconde convention, conclue avec la Setrag et la Comilog, se concentre sur la prévention des collisions entre les trains et la grande faune sauvage. Tel un laboratoire à ciel ouvert, ce projet pilote mise sur des solutions scientifiques et technologiques destinées à réduire significativement les accidents impliquant, entre autres, les pachydermes sur le corridor ferroviaire. Capteurs, dispositifs d’alerte et analyses comportementales traduisent la volonté des partenaires d’anticiper plutôt que de réparer, en conciliant sécurité des infrastructures et respect du vivant.
En intégrant ces outils de pointe, les signataires posent les jalons d’infrastructures résilientes, intelligentes et compatibles avec les exigences de la transition écologique. Au-delà des textes, ces accords dessinent une vision où le rail ne fracture plus la forêt, mais la traverse avec précaution. Ils incarnent l’espoir d’un développement harmonieux, où progrès économique et préservation de la biodiversité avancent de concert, comme les deux faces indissociables d’un même avenir.
À travers ces engagements conjoints, l’État et ses partenaires affirment que la protection de la nature n’est plus un discours, mais une action mesurable, évaluée et partagée. Cette dynamique ouvre la voie à une gouvernance environnementale exemplaire, capable d’inspirer d’autres secteurs stratégiques et de renforcer durablement la souveraineté écologique nationale au bénéfice des générations présentes et futures du Gabon uni responsable.


























