Dans un élan de solidarité collective, un atelier de formation a été récemment organisé à l’hôpital Marcel Abéké de Moanda, à l’initiative de Comilog et du Programme national de lutte contre les IST et le VIH/Sida. Cet événement marquant s’inscrit dans une démarche partenariale publique et privée qui vise à offrir aux prestataires de santé les outils nécessaires à une meilleure gestion des cas de VIH, un pas essentiel pour apaiser les souffrances des malades et enrayer la propagation de l’épidémie dans la région.
Sous l’égide du Dr Okouyi Ndong, directrice du Programme national de lutte contre les IST et le VIH/Sida, cet atelier a réuni des professionnels de santé venus des quatre coins de la région, notamment du centre médical de Moanda, de l’infirmerie de Sucaf, de l’hôpital Jean-Claude Andrault de Mounana et du centre médical de Bakoumba. Un véritable « carrefour des savoirs et des espoirs », cet atelier a offert une plateforme d’échange sur les meilleures pratiques en matière de gestion du VIH, allant de la prévention à la prise en charge médicale.
L’inauguration de l’atelier a été marquée par la présence de figures de proue telles que le sous-préfet de Mounana, Léonel Ondy Ebounou, et le directeur régional de santé du sud-est, Iris Kevin Ivala Zogo. « Cette initiative vise à rapprocher le soin de ceux qui en ont le plus besoin », a souligné le Dr Okouyi au micro de notre confrère de L’Union. Elle a également mis en lumière les progrès réalisés, précisant qu’à la fin de 2023, « 51 000 personnes vivent avec le VIH dans la région » et que « près de 30 000 d’entre elles bénéficient désormais d’un traitement antirétroviral ». Un chiffre qui traduit un « bond prodigieux » par rapport aux 2 000 patients traités en 2005. Cependant, elle a également évoqué la « tragédie silencieuse » de l’insuffisance des structures médicales face à l’ampleur des besoins, et a souligné que « la guérison, au-delà des traitements, passe par une mobilisation générale ».
Cet atelier de l’hôpital Marcel Abéké représente un tournant dans la lutte contre le VIH/Sida à Moanda. Il offre aux professionnels de santé les clés nécessaires pour mieux accompagner les patients, tout en renforçant la sensibilisation dans les communautés. « L’union des forces publiques et privées » apparaît aujourd’hui comme une condition sine qua non pour transformer cette bataille contre le VIH en une victoire durable pour la région.


























