La fin d’année a été marquée par des remous dans plusieurs secteurs du pays. Le lundi 30 décembre 2024, c’était au tour du célèbre hôpital Albert Schweitzer de Lambaréné, chef-lieu de la province du Moyen-Ogooué, de devenir le théâtre d’une levée de boucliers du personnel soignant. Selon notre confrère AGP, ces agents de santé auraient initié un mouvement d’humeur en raison du retard récurrent de paiement des salaires, qui perdure même durant les fêtes de fin d’année.
Cette situation met en exergue la nécessité pour les autorités du pays de trouver des solutions fiables et efficaces afin de satisfaire les populations et éviter que 2025 ne soit marquée par des grognes sociales sans précédent. Les enjeux sont d’autant plus cruciaux en cette période de transition, qui devrait se dérouler sans encombre.
Le personnel soignant de l’hôpital Albert Schweitzer a décidé de taper du poing sur la table. En effet, face au retard de paiement des salaires, souligné par le délégué syndical de la Confédération syndicale gabonaise (Cosyga), Evrard Moutembi, les agents ont opté pour la manière forte en paralysant les activités de l’hôpital ce 30 décembre. Cette grève a impacté les patients, obligés de rebrousser chemin, l’hôpital ne fonctionnant qu’en service minimum.
Cette confrontation a poussé les responsables de l’établissement à entamer des négociations pour ramener le calme. Une initiative qui semble avoir trouvé un écho favorable, puisque selon un membre de la confédération syndicale, la distribution des bulletins de salaire aurait débuté, avec la promesse du paiement d’un mois de salaire à compter de ce mardi 31 décembre 2024. Ce dénouement devrait permettre aux patients d’être à nouveau accueillis à l’hôpital comme à l’accoutumée.
Par ailleurs, via une interview accordée aux médias locaux, le trésorier provincial du Moyen-Ogooué, Scholastique Zang Engone, a tenté d’apaiser les tensions en annonçant le début du paiement des salaires du personnel soignant de l’hôpital Albert Schweitzer de Lambaréné. « Pour l’hôpital Albert Schweitzer, les salaires commenceront à être versés dès demain », a-t-elle confirmé. Espérons que la promesse sera tenue afin que la colère des membres de la Confédération syndicale gabonaise (Cosyga) ne soit plus qu’un mauvais souvenir, pour le bien-être des soignants et des populations.
Il est crucial que cette situation trouve rapidement une solution afin que les populations n’en payent pas les frais. Aussi, il est important de se souvenir que nous traversons une période de transition et que plusieurs problèmes sociaux du pays ne sauraient être résolus en cette période. Il est nécessaire que les citoyens le comprennent, mais il est tout aussi impératif que les dirigeants actuels veillent à assurer l’essentiel durant cette phase particulière.
Par Max Delys Robaky

























