Cinq africains viennent de l’Éthiopie, de l’Ouganda, de Libéria, du Nigeria puis du Sénégal et occupent des postes clés dans de puissantes organisations internationales. Il n’y a aucun ressortissant d’un pays d’Afrique centrale et comme toujours les Gabonais sont absents. Dans la liste figure le chef de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus ou encore Ngozi Okonjo-Iweala, la nigériane, directrice de l’OMC.
Des Africains dirigent actuellement certaines des organisations internationales les plus influentes. Une liste de 5 personnalités a été dressée par l’organisation Africa Collective et Business Insider Africa.
Dans le classement de ladite liste, la première place revient à Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui occupe depuis 2017 le poste de directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cet Éthiopien a dû faire face à la pandémie du Covid-19 début 2020.
À la tête de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Ngozi Okonjo-Iweala est la deuxième sur la liste. La Nigériane est devenue la première Africaine à présider l’OMC. Précédemment, elle travaillait à la Banque mondiale, et avait exercé les fonctions de ministre des Finances et des Affaires étrangères du Nigeria.
Le Sénégalais Makhtar Diop est troisième. En 2021 il a été nommé directeur général de la Société financière internationale (IFC), une branche du Groupe de la Banque mondiale axée sur la promotion de la croissance du secteur privé dans les pays en développement. Auparavant, il était vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique.
Winnie Byanyima est une ingénieure aéronautique qui occupe actuellement le poste de directrice exécutive du Programme commun des Nations unies sur le VIH/sida (ONUSIDA). Avant d’être nommée à ce poste en 2019, l’Ougandaise dirigeait Oxfam International. Elle occupe la 4e position.
La liste se termine avec Antoinette Sayeh, directrice générale adjointe du Fonds monétaire international (FMI). Originaire du Libéria, elle était précédemment la directrice du département Afrique du FMI, ainsi que la ministre libérienne des Finances.
Il n’est pas surprenant que les Gabonais soient absents de ce classement, car les seuls à occuper la tête d’institution internationale puissante furent avant tout le défunt Paul Okoumba D’Okwatsegue élu Secrétaire général de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), devancière de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), puis Marc Saturnin Nan Nguéma comme Secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) du 1er juillet 1981 au 30 juin 1983. Enfin, Jean Ping, comme président de la 59è session de l’Assemblée générale des Nations unies en 2004. Tout ceci l’a été grâce à la diplomatie internationale très offensive de feu Omar Bongo Ondimba.
Ce classement aurait pu prendre en compte la Commission de l’Union africaine qui est une institution internationale continentale puissante, quoique financée en grande partie par l’Union européenne. Malheureusement, le Tchadien Moussa Faki Mahamat n’est pas considéré à la tête d’une institution internationale puissante selon les critères sélectionnés par l’organisation Africa Collective et Business Insider Africa. Son absence est aussi celle de toute la zone de l’Afrique centrale dont il est originaire.
Outre les Gabonais, l’absent le plus surprenant de ces cinq africains est l’ absence d’un Camerounais, car ils ont souvent été présents à la tête des puissantes organisations internationales.










































