Les marins de la société Peschaud Gabon ont mis fin à leur silence en organisant une conférence de presse le week-end dernier à Port-Gentil. Après des années à travailler dans des conditions qu’ils qualifient d’intolérables, ces employés ont décidé de faire entendre leurs voix face à une série de problèmes persistants.
Les travailleurs, confrontés à des conditions précaires depuis longtemps, dénoncent des situations marquées par des abus qu’ils imputent à leur employeur. Parmi les doléances exprimées, la suppression de la « prime de chantier » d’un montant de 6 000 FCFA figure en bonne place. Ils ont également pointé du doigt des pratiques qu’ils estiment contraires au code de la marine marchande, telles que la disparition des contrats d’engagement maritime, des modifications unilatérales des congés, et la présence de personnels étrangers non habilités.
Ces employés ont également critiqué l’inaction des autorités compétentes, notamment la délégation provinciale des affaires maritimes, qu’ils accusent de ne pas répondre à leurs revendications. Ce mécontentement s’inscrit dans une série de conflits remontant à 2016, où des grèves avaient déjà été observées pour des motifs similaires.
« Nous demandons l’intervention des plus hautes autorités afin qu’une solution rapide et durable soit trouvée. Nous ne pouvons plus continuer à vivre dans ces conditions, » a déclaré un des porte-paroles des marins.
Les employés de Peschaud appellent à une amélioration urgente de leurs conditions de travail pour prévenir une escalade de cette crise sociale. Leur appel au dialogue, lancé lors de cette conférence de presse, reflète leur volonté de sortir de l’impasse et de faire valoir leurs droits.

























