Les chefs d’Etat et de gouvernement se sont retrouvés à l’occasion du 35è sommet de l’Union africaine qui s’est ouvert ce samedi 5 février à Addis-Abeba, capitale de l’Ethiopie. Les articulations à l’ordre du jour sont connues: Coups d’état, Covid, Israël et la passation des charges entre le président congolais Félix Tshisekedi et le Sénégalais Macky Sall.
« Vague funeste » de coups d’Etat
« La situation sécuritaire du continent aujourd’hui est profondément marquée par la métastase du terrorisme et de la dangereuse résurgence des changements anticonstitutionnels. D’ailleurs les deux phénomènes établissent des liens de causalité connus de tous » , a déclaré Mahamat Faki Moussa, président de la commission de l’UA.
Le choix d’Israël comme membre observateur
Mahamat a aussi défendu son choix d’accorder le statut d’observateur à Israël, en juillet dernier. Il a assuré que ce choix n’entamait en rien l’engagement « immuable » de l’Union africaine en faveur de la quête de liberté des Palestiniens… et pouvait au contraire constituer « un instrument au service de la paix ».

« Le statut d’observateur accordé à Israël permet de redonner à notre organisation plus de latitude et de possibilités de jouer son rôle dans la promotion de nos décisions sur la question pour la concrétisation du principe de deux États palestinien et israélien vivant en parfaite harmonie. »
Pour rappel, Israël a toujours été membre observateur sous le règne de l’organisation de l’unité africaine (OUA). Les relations de l’Etat hébreux avec la Palestine ne sont pas toujours appréciées par certains États membres de l’UA.
La question de la Covid-19
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a également fait un point en visioconférence sur la réponse africaine à la pandémie de coronavirus, deux ans après la détection du premier cas de Covid-19 sur le continent, en Egypte.
Au 26 janvier, seuls 11% des plus d’un milliard d’Africains avaient été entièrement vaccinés, selon les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies.
Macky Sall à la présidence de l’UA
Le président sénégalais
Macky Sall a pris les commandes de la présidence de l’Union africaine lors de ce sommet extraordinaire.
Le président sénégalais va donc trouver le modus operandi qui sied pour gérer la question de nombreux coups d’Etat en Afrique de l’Ouest qui pourraient atteindre d’autres parties francophones du continent. L’autre sujet et pas des moindres, le statut d’Israël en qualité de membre observateur accrédité l’année passée. Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a accepté cette accréditation qui a fait polémique.
Le président gabonais Ali Bongo Ondimba, empêché s’est fait représenter par son Premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda.


























