Il avait défendu la paternité du « mouvement des casseroles » sur sa page Facebook en parlant d’un mouvement pacifique sauf que dimanche 21 février dernier il a été arrêté à Moanda sans respect de procédure judiciaire. Pourtant fervent défenseur du régime d’Ali Bongo et parmi les responsables du PDG en France, il a été entendu hier en après-midi par le procureur de la République près le tribunal de Franceville.
Hervé Linga a été arrêté dimanche 21 février à Moanda puis « transféré à Franceville où il est en isolement », explique une source familiale citée par notre confrère la Loupe.
Ce qui est grave est que depuis dimanche son dossier n’avait pas encore atteint le bureau du procureur de la République près le tribunal de Franceville, Nicaise Leyama.
Selon la même source familiale, le Dr Hervé Linga « serait sain et sauf ». Elle poursuit en précisant que « Compte tenu de l’implication du procureur, son cas sera traité selon les procédures judiciaires. Il a été entendu hier en fin d’après-midi », précise la source.
D’après une autre source citée par notre confrère la Loupe, un pdgiste de renom a dit au sujet de cette arrestation que « Ali Bongo n’a pas demandé à ces forces de l’ordre d’arrêter les gens n’importe comment. C’est une bande de zélés, face à la paupérisation ambiante, qui profite de cette occasion pour grappiller quelques frais de mission », a-t-il condamné. Voilà qui est dit. Hervé Linga serait donc victime du mauvais zèle des forces de l’ordre, arrestation arbitraire.
Pour rappel, Hervé Linga est médecin exerçant en France, fervent supporter du président de la République Ali Bongo Ondimba, par ailleurs parmi les responsables du Parti démocratique gabonais en France.
Hervé Linga a tout simplement exprimé son ras-le-bol, comme la majorité des Gabonais, vis-à-vis des mesures barrières restrictives des libertés individuelles décrétées au nom de la lutte anti Covid-19. Ainsi, il a été parmi les initiateurs du mouvement des casseroles. Pourtant, Il n’a jamais demandé aux uns et aux autres de descendre dans la rue mais seulement de cogner les casseroles depuis leur domicile.
Toutefois, lorsque l’ONU critique les pays qui profitent de la pandémie pour opprimer leur population, que pense le Gabon de tout cela?

























