Dans une Tribune libre parue à notre Rédaction, Loïc Guylain Boundinga, entrepreneur et citoyen gabonais analyse sans complaisance le mandat de 10 ans de règne de Régis Immobilier Tatangani comme ministre d’Ali Bongo et aujourd’hui député de la Transition, sans véritable impact sur Lastoursville, une ville qui est leur localité commune. Lecture !
Régis Immongault Tatangani, personnalité inébranlable, a occupé le poste ministériel de manière ininterrompue depuis l’ascension d’Ali Bongo en 2009, marquant ainsi plus d’une décennie de dévotion en tant que stratège géopolitique au service du PDG à Lastoursville.
Au fil de cette décennie, traversant divers portefeuilles ministériels, de l’Énergie à l’Habitat, M. Immongault Tatangani a façonné de manière indéniable la sphère décisionnelle et politique de LASTOURSVILLE. Cependant, une analyse critique révèle un règne de dix années où l’influence ministérielle ne s’est pas traduite par des avancées substantielles pour la ville. Son engagement semble avoir été davantage orienté vers la préservation d’une dynastie plutôt que la prospérité de Lastoursville.
En dépit de sa proximité avec le président, sa loyauté n’a guère produit des actions concrètes en faveur du développement local. Les interrogations persistent sur son impact tangible, surtout face au potentiel minier et forestier de la région. Comparativement à ses prédécesseurs, tel que Mme Paulette Missambo, son bilan apparaît en retrait, laissant Lastoursville en quête de réalisations significatives.
Au cours de cette décennie, l’absence de projets structurants, à l’instar du passage du ministre Patrice Tonda, soulève des doutes sur la priorité accordée au rayonnement de la cité. Le Stade Mbeba et les voies d’accès en témoignent, illustrant un manque d’intérêt ou de moyens alloués, laissant perdurer des carences dans l’entretien et la mise en valeur des infrastructures existantes.
De manière frappante, le leadership de M. Immongault Tatangani n’a pas catalysé le progrès économique local ni la création d’emplois pour la jeunesse. Les déficits dans l’entrepreneuriat, l’absence de transformation économique et le marasme des infrastructures routières révèlent un règne marqué par des échecs retentissants, en contraste avec d’autres provinces témoins de la croissance.
Face à ce constat, la question émerge naturellement : si durant une décennie de ministère sous Ali Bongo peu a été accompli, peut-on espérer davantage au poste de député du CTRI ? La nécessité d’une relève compétente et engagée pour insuffler une nouvelle dynamique à Lastoursville se fait pressante. Il est impératif d’admettre que la politique actuelle a entravé le développement de Lastoursville, et les anciens hiérarques, en reconnaissance de leur incompétence notoire, devraient laisser place à un renouveau.

























