Port-Gentil, le 19 juin 2025 – C’est dans une atmosphère empreinte de solennité et d’engagement que la capitale économique du Gabon a accueilli le lancement officiel des activités de la Journée nationale de l’artisanat, placée cette année sous le thème évocateur : « Vulgarisation et promotion de l’artisanat ». Cette célébration, instituée par les hautes autorités de l’État pour renforcer la reconnaissance des métiers manuels et structurer un secteur longtemps cantonné à la périphérie de l’économie formelle, a été organisée sous l’égide de la délégation provinciale de la Chambre nationale des métiers de l’artisanat du Gabon (CNMAG), avec le concours de la délégation provinciale du tourisme, de la mairie du 2ᵉ arrondissement de Port-Gentil et de la Conférence des artisans et petites entreprises du Gabon (CAPE-G).
Prenant la parole à cette occasion, le délégué spécial de la mairie du 2ᵉ arrondissement, Aboubakar Ngouwa Mayaki Guingo, a livré un plaidoyer aussi lucide que volontariste. Selon lui, la promotion du secteur artisanal ne saurait être envisagée comme une action ponctuelle ou simplement cérémonielle. Elle doit au contraire s’inscrire dans la durée, afin de permettre une mise en lumière constante des nombreux talents que recèle ce domaine, de susciter des vocations parmi les plus jeunes, et d’ouvrir des perspectives concrètes d’insertion économique pour une frange significative de la population. Dans cette optique, il a convié les chefs de quartier ainsi que les comités de développement à s’impliquer activement dans la réussite des caravanes de sensibilisation qui seront déployées dans les différents arrondissements, afin de porter le message de l’artisanat au plus près des populations.
Cette invitation à la mobilisation citoyenne a trouvé un écho favorable chez Thomas Tété Ondeno, président de la délégation provinciale de la CNMAG, qui a profité de cette tribune pour rappeler les missions fondamentales de l’institution consulaire qu’il dirige. Réaffirmant la volonté de la chambre de mettre en synergie toutes les bonnes volontés au service du secteur, il a insisté sur la nécessité d’unir les forces – institutionnelles, privées et communautaires – pour offrir à l’artisanat le cadre qu’il mérite et favoriser son essor durable au sein de l’économie locale.
Ce moment de rassemblement a également été marqué par une séquence riche de symboles, à travers la remise d’attestations de reconnaissance à quatre promoteurs qui se sont illustrés par leur dévouement et leur excellence dans le domaine artisanal. Cette reconnaissance solennelle a été suivie d’une visite des stands installés autour de la Place de l’Unité, lieu emblématique de la ville, temporairement transformé en carrefour de créativité et d’innovation. L’exposition, prévue pour durer trois jours, a offert au public une plongée immersive dans la richesse des savoir-faire locaux, à travers une variété impressionnante de produits : œuvres d’art, articles de mode, objets utilitaires, spécialités agro-artisanales et créations originales témoignant du génie et de la résilience des artisans gabonais.
Au-delà de son ancrage local, cette journée revêt une portée nationale, s’inscrivant dans la stratégie gouvernementale de diversification économique. En renforçant la visibilité, l’encadrement et la professionnalisation des acteurs de l’artisanat, les autorités entendent en faire un pilier stratégique du développement, un levier de création d’emplois durables et un vecteur d’inclusion sociale.
Ainsi, la célébration de la Journée nationale de l’artisanat à Port-Gentil aura été bien plus qu’un simple rendez-vous commémoratif. Elle s’est affirmée comme une manifestation de convergence des volontés, une démonstration éloquente du potentiel du secteur et une invitation pressante à bâtir, autour de l’artisanat, une économie plus humaine, plus locale et résolument tournée vers l’avenir.
Par Darlyck Ornel Angwe, journaliste stagiaire

























