Depuis la nuit des temps, au Gabon, les émoluments du président de la République ont été méconnus du grand public. Il était presque tabou, voire interdit de mentionner le salaire du chef de l’État.
Depuis le coup d’État du 30 août perpétré par l’armée gabonaise conduite par le Général de Brigade Brice Oligui Nguema, un vent nouveau souffle dans le pays, celui qui dissipe les nuages noirs de secrets qui recouvraient le Gabon pourtant appelé pays de verre, où tout se savait. Ce vent amène avec lui des éclaircis sur plusieurs « mystères » comme le salaire du président d’Ali Bongo Ondimba était payé à 279 millions de FCFA par mois alors que ses collaborateurs jouaient avec les milliards du pays.
Aussi plusieurs choses qui étaient cachées, commencent à être dévoilées, comme le disent les écritures bibliques.
C’est ainsi que nous en savons un peu plus sur les émoluments du président de la République du Gabon.
Selon les révélations du confrère Media Afrique News, qui se base sur une source de la Direction générale du Budget et des Finances Publiques, l’ex président de la République, Ali Bongo Ondimba percevait un salaire annuel de 3,5 milliards de francs par an, soit un montant mensuel de 270 millions de FCFA.
Or, selon de nombreuses publications faites par la presse nationale, on a pu voir plusieurs anciens collaborateurs du président déchu avec des valises d’argent, les personnalités qui composaient la « Young Team ». La question qui taraude désormais les esprits, au regard du salaire mensuel de l’ancien président Ali Bongo Ondimba, qui d’ailleurs est très élevé, est : » ses collaborateurs étaient-ils devenus plus riches que lui avec les détournements des deniers publics ? Ali Bongo Ondimba payé à 270 millions de FCFA était-il moins riche que Mohamed Ali Saliou qu’il payait ?
Le général Oligui Nguema, en renonçant à son traitement de président de la République, fait donc une croix sur 270 millions de francs par mois.
Donc Ali Bongo Ondimba, le dictateur déchu, aurait accumulé en 14 ans de règne pas moins de 45,5 milliards de francs de salaires.
Que fera-t-on des émoluments, renoncés, du président de la République?
Par Breck Fredo Djounga Ngoungoulou











































