Libreville, 30 juin 2025 , le ministre d’État de l’Éducation et le ministre des Eaux et forêts, avec leurs collaborateurs, ont marqué un tournant significatif dans l’éducation environnementale en lançant le Projet d’Appui à l’Éducation à l’Environnement dans les écoles primaires gabonaises (PAEEG). Cette initiative conjointe entre la ministre d’État de l’Éducation nationale, Camélia Leclerq Ntoutoume, et le ministre des Eaux et Forêts, Maurice Ntossui Allogo, vise à renforcer la sensibilisation des jeunes générations aux enjeux environnementaux cruciaux.
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Lors de la cérémonie de lancement, Mme Leclercq a rappelé que ce projet découle d’une convention de financement signée en mars 2024 avec l’Agence Française de Développement (AFD). Ce partenariat stratégique se matérialise par une subvention de 5 500 000 euros, soit environ 3 607 763 000 FCFA, destinée au développement durable et à la préservation des écosystèmes gabonais. Le Gabon, reconnu comme un leader mondial dans la conservation de la biodiversité, se dote ainsi d’un outil essentiel pour pérenniser ses acquis dans ce domaine.
Un projet ambitieux pour un avenir durable
Le PAEEG a pour objectif général de renforcer l’éducation à l’environnement auprès des enseignants et élèves gabonais. En intégrant cette thématique dans le système éducatif du premier degré, le projet aspire à former une classe de futurs citoyens plus sensibles aux défis du changement climatique et à la biodiversité. Au total, six écoles publiques conventionnées (EPC) seront réhabilitées et mises en conformité pour accueillir environ 2 350 élèves et 95 salles de classe.
Le ministre des Eaux et forêts, Maurice Ntossui Allogo, a souligné lors de son intervention que la réussite de ce projet repose sur un comité de pilotage axé sur trois piliers : avancer sans précipitation vers les objectifs fixés, mettre l’accent sur la formation du capital humain et préserver le capital naturel. Il a insisté sur l’importance d’éduquer les jeunes au respect de l’environnement, en rappelant que la forêt représente un enjeu vital pour le Gabon.

La maîtrise d’ouvrage est assurée par le ministère de l’Éducation nationale et celui des Eaux et Forêts. L’Agence Française de Développement joue le rôle de bailleur de fonds, tandis qu’une Unité de Gestion du Projet (PISE) supervisera son exécution sous la coordination d’un responsable national. Un comité de pilotage coprésidé par les deux ministères garantira les décisions stratégiques relatives au projet.
Le PAEEG sera déployé dans plusieurs villes clés : Libreville, Port-Gentil et Franceville. Cette initiative ne se limite pas seulement à une simple éducation ; elle vise également à imprégner les valeurs du développement durable au sein des jeunes esprits gabonais afin qu’ils deviennent des acteurs responsables du changement.
Avec le lancement du PAEEG, le Gabon affiche une volonté claire : celle d’investir dans l’avenir écologique du pays tout en formant des générations conscientes des enjeux environnementaux. Ce projet ambitieux représente une étape décisive vers une éducation intégrée qui allie savoirs académiques et responsabilités environnementales. Les résultats attendus pourraient avoir un impact positif non seulement sur les élèves mais aussi sur toute la société gabonaise.
Par Yann Yorick Manfoumbi, journaliste stagiaire


























