Le retard accusé dans l’établissement de la commission chargée d’allouer la subvention annuelle destinée à la presse écrite gabonaise pour l’année 2024 soulève des interrogations croissantes. Selon des sources proches du dossier, ce contretemps serait imputable au ministère du Budget et des Comptes publics, dirigé par Charles Mba, qui n’a pas encore communiqué la décision relative au positionnement financier au ministère de la Communication et des médias dirigé par Laurence Ndong.
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Cette décision budgétaire est pourtant essentielle : elle constitue le socle sur lequel Laurence Ndong, ministre en charge de la Communication et des Médias, pourra désigner les membres du bureau de la commission. Rappelons que cette subvention, augmentée par le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI), atteint désormais 500 millions de francs CFA, un montant considérable qui tient le nombre de convoitises.
Des rumeurs persistantes laissent entendre que cette commission pourrait inclure, outre les acteurs traditionnels du secteur médiatique, des représentants du palais de la Rénovation et de la primature. Si tel est le cas, cela témoignerait de l’intérêt accumulé induit par cette manière financière, mais aussi des enjeux politiques qui l’entourent.
La situation actuelle de retard au sujet de la subvention annuelle à la presse impose un calendrier particulièrement contraignant à la commission, qui devra travailler dans l’urgence pour respecter les impératifs de clôture de l’exercice budgétaire. Ce contexte suscite une vive inquiétude parmi les éditeurs de presse, qui attendent avec impatience que le processus soit enclenché.
Face à ce blocage, une question légitime s’impose : les médias doivent-ils prendre publiquement position pour accélérer le déblocage de cette situation ? Cette interrogation met en lumière les limites de la relation entre les institutions en charge de la gouvernance financière et le secteur médiatique, un secteur pourtant stratégique pour la démocratie.
Alors que l’année budgétaire touche à sa fin, il devient impératif que les instances compétentes prennent les mesures nécessaires pour désamorcer les tensions et assurer une allocation équitable et rapide de ces fonds indispensables à la pérennité de la presse écrite gabonaise.









































