L’Arche de l’Alliance a donné le ton : la 5ᵉ édition de la semaine du cinéma du Gabon s’est ouverte avec ferveur, affichant un objectif clair et patriotique bâtir une véritable industrie cinématographique gabonaise. Pendant sept jours, la capitale vibre au rythme des projections de films, des masterclasses et des débats dans les quartiers emblématiques comme Awendjé et Nzeng-Ayong.
Cette initiative, soutenue par le ministère de la culture et l’institut Philippe-Maury, est bien plus qu’un événement artistique. Elle se veut un acte de foi envers le potentiel des talents locaux et un cri du cœur pour faire rayonner le Gabon sur la scène cinématographique panafricaine.
De jeunes créateurs, étudiants et professionnels participent à des ateliers de formation, avec à la clé des bourses pour étudier au Bénin et en France. Loin de se limiter à une simple célébration, la Semaine du cinéma met en lumière les problématiques sociales que le cinéma peut aborder, notamment les violences faites aux femmes ou la responsabilité sociétale des entreprises.
La programmation variée courts métrages, documentaires, séries — illustre la volonté de raconter les récits gabonais avec authenticité. Ce festival affirme que le cinéma n’est pas un luxe, mais une nécessité culturelle et économique pour le pays.
À travers cette dynamique, le Gabon pose les jalons d’une industrie résiliente, créative et porteuse de sens. Il ne s’agit plus seulement de regarder des films, mais de produire nos récits, former nos talents et affirmer notre voix.
Le message est clair : nous avons une industrie à construire. Et cette Semaine du Cinéma est l’un de ses fondements les plus prometteurs.

























