Le ministre du Commerce, des Petites et moyennes entreprises, chargé de l’entrepreneuriat national et de l’économie sociale, Porte-parole du gouvernement, Yves Fernand Manfoumbi a initié ce mercredi 08 février 2023 un dialogue public privé sur la PME gabonaise en présence de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG),de la Chambre des métiers du Gabon, du syndicat des commerçants et du syndicat national des petits métiers et d’autres acteurs de l’économie nationale qui représentent un total de 61841 entreprises qui dénoncent aujourd’hui pour la quasi-totalité la parafiscalité.
Dans son développement sur ce dialogue public privé, le Ministre des PME, Yves Fernand Manfoumbi a abordé trois grands axes lors de cette rencontre avec les acteurs de l’économie nationale : contexte comportant des défis et des opportunités; les principales politiques publiques en faveur des PME puis les attentes du gouvernement vis-à-vis du secteur privés.
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En effet, concernant les défis évoqués lors de cette rencontre, il ressort que sur les 61841 entreprises créées au Gabon, 70% sont dans l’informel avec une répartition de 53% dans les services, 35% dans les BTP, et 1% dans l’agriculture.

Plus de la moitié de ces entreprises ont été créées seulement entre 2020 et 2022 et connaissent un taux de survie très faible. Entre autres défis, il y a une faiblesse du dispositif d’accompagnement des PME.
Pour faire face à ces défis, les opportunités proposées par l’Etat résidant dans la volonté politique de haut niveau du président de la République Ali Bongo qui veut créer des champions nationaux. Outre cette volonté présidentielle, il y a la réformation du cadre juridique de la promotion des PME avec la loi 1/81 du 08 juin 1981 instituant les mesures administratives et financières propres à promouvoir les PME, le programme d’appui aux PME, le discours de politique général du Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze.
Pour les principales politiques en soutien aux PME, elles s’appuient essentiellement sur l’amélioration du cadre juridique et réglementaire, la création et la mise en œuvre des mécanismes de soutien aux PME, l’accélération de la mise en œuvre du programme d’appui aux PME.

On a par exemple la loi no 008/2018 du 08 février 2019 portant orientation de la politique nationale de promotion des PME qui présente une redéfinition; classifie les PME par catégorie en fonction du chiffre d’affaires et des effectifs permanents et donne les grandes orientations de la politique du gouvernement en matière de promotion des PME. Par ailleurs, la loi no 024/2021 du 29 novembre 2021 portant réglementation de la sous-traitance a été abordée par les chefs d’entreprises.
« Nous pensons qu’il faut les accompagner à se formaliser et dans cet accompagnement à se formaliser nous proposons la structuration de la petite et moyenne entreprise. On ne peut pas l’accompagner si elle n’est pas structurée. Pour la structurer, le gouvernement a mis en place un ensemble d’outils et parmi les outils nous avons les incubateurs. Dans le cadre du numérique, nous avons la SING, dans d’autres secteurs nous avons l’incubateur multisectoriel de Libreville et nous avons l’espace PME. Nous avons la maison de l’auto-entrepreneuriat et d’autres incubateurs privés », a déclaré le ministre des PME, Yves Fernand Manfoumbi, initiateur de cette rencontre.
La parafiscalité, une épine dans le pied des entreprises
Les questions de la parafiscalité ont été longuement débattues et le syndicat des commerçants s’est insurgé contre elle parce qu’elle les embête et renchérit le coût de la vie. La présidente du syndicat des commerçants de Libreville, Suzanne Dikandou, a rappelé « pour que la vie soit moins chère, il faut réduire les taxes ». La parafiscalité a vraiment été un débat très houleux lors de cette première rencontre du dialogue public privé sur la PME.
Dans le même registre, Grâce Manuella Engouang a indiqué qu’il faut certains préalables pour que la voix des femmes puisse être : « entendue, elles doivent avoir une culture financière mais surtout qu’elles se forment ».
« Les entreprises du Gabon, toutes confondues, ont besoin aujourd’hui de démarrer avec trois petites choses simples . C’est la suppression de la parafiscalité dans sa globalité. La deuxième chose c’est le règlement de la dette intérieure et le troisième sujet c’est la prévoyance sociale », a déclaré Henri Claude Oyima, le président de la FEG.
Le ministre Yves Fernand Manfoumbi a promis maintenir ce dialogue public privé et soumettre ce problème sur la parafiscalité au président Ali Bongo et au Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze.

























