Lors de la tournée du président de la transition gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, en juillet dernier à travers le Gabon, de nombreuses promesses importantes ont été faites. Parmi celles-ci, un montant dédié à aux provinces, y compris la Nyanga, pour le fonctionnement des institutions et surtout pour leur développement a été alloué.
Cependant, aujourd’hui, tout semble prendre une autre tournure. Les populations de cette province ont l’impression que cette manne financière a réveillé l’instinct des anciens prédateurs de cette région du Gabon. La bonne volonté exprimée par le chef de l’Etat à travers cette initiative semble avoir fait ressurgir l’égoïsme qui a toujours caractérisé certains intellectuels de cette région, qui, pour la plupart, dans l’ancien régime, prônaient un individualisme meurtrier.
Où sont passés les 7 milliards octroyés par le chef d’État pour le bien-être de cette province ? Que deviennent les projets prioritaires qui devaient être répartis au sein des six départements ?
De Tchibanga à Mabanda, en passant par Moabi, Moulengui-Binza, Ndindi et Mayumba, les choses semblent stagner. La gestion de cette manne financière est entachée de flou. Pour plusieurs, le comité en charge de gérer cet argent semble mettre de côté les axes prioritaires de ce financement.
Le général Brice Clotaire Oligui Nguema s’était pourtant montré ferme quant à sa détermination à conduire la province de la Nyanga sur les rails du développement. Mais les choses semblent prendre une autre tournure.
Au cours de son séjour dans la Nyanga, le chef de l’État a eu l’occasion de constater l’état de dégradation avancée des voiries publiques, des bâtiments administratifs et autres infrastructures censées faciliter le quotidien des compatriotes de cette partie du pays. Ainsi, si Tchibanga, chef-lieu de la province de la Nyanga, devait bénéficier de quelque 2,5 milliards de FCFA de cette enveloppe pour la réhabilitation des infrastructures vitales, Mayumba se verrait dotée d’une enveloppe d’un milliard de FCFA, et environ 500 millions de FCFA pour Ndindi, chef-lieu du département de la Haute-Banio. Tous les six départements de cette province devraient bénéficier des financements pour la modernisation de leurs infrastructures publiques.
Cependant, environ six mois après cette visite, les réalisations visibles dans cette province sont très loin de refléter les budgets décaissés à ce jour. D’où l’interrogation de plusieurs qui se demandent comment cette manne financière est gérée.
Il est plus que nécessaire que les autorités de transition, avec à leur tête le chef de l’État, veillent à cela avec la plus grande rigueur. Afin que les maux qui ont pendant de nombreuses années affecté cette région du Gabon ne soient plus d’actualité.
Par Max Delys Robaky

























