L’affaire de l’étudiante gabonaise, unique enfant de ses parents, Jeannah Danys Dinabongho Ibouanga (Dina) dont le corps a été retrouvé sans vie le 26 mars dernier dans la rivière de Filyos, non loin de l’université de Karabük où elle étudiait le génie mécanique (en Turquie), a révélé ce 5 avril 2023 qu’il s’agit de six personnes soupçonnées dont trois Gabonais (deux hommes, une femme) associés à trois Turcs
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La mort ne vient pas de loin, a-t-on coutume de le dire, le nombre de personnes supçonnées dans l’assassinat de la jeune Dina a augmenté, partant de cinq à six personnes, avec trois Gabonais impliqués et trois Turcs. Les noms de ces trois compatriotes ne sont pas encore révélés et cela ne saurait tarder.
La pression mise par l’Etat gabonais, les africains de Turquie et la communauté noire du monde entier, avec les instructions personnelles du président de la République Ali Bongo Ondimba, via le ministère des Affaires étrangères, de faire la lumière sur ce décès tragique, a fait bouger les lignes. On est ainsi parti d’une thèse de noyade à un assassinat orchestré par un groupe de véreux sur une jeune fille qui n’avait que 17 ans, Dina.
Une autopsie avait attribué le décès de la jeune femme à « une mort naturelle » par « noyade », malgré la mention de petites ecchymoses au niveau du cou et des reins.
Face à cette situation, l’ambassade du Gabon à Ankara avait rejeté les conclusions des médecins légistes, demandant une contre-expertise.
La demande de la contre-expertise du Gabon n’a pas laissé d’autre choix au parquet de Karabuk que de procéder à des arrestations de six personnes.
L’agence de presse DHA, citant des sources proches du dossier, affirme que les policiers ont retrouvé dans le téléphone de la jeune femme des preuves de harcèlement sexuel. En l’occurrence, des messages d’une ou de personnes qui devaient, en principe, aider l’étudiante à envoyer un ancien téléphone au Gabon.
Dans un message vocal envoyé à sa mère peu avant sa mort, Dina se plaignait d’être victime de racisme et disait craindre pour sa vie. « Ils refusent de me rendre le téléphone parce que je suis noire », racontait-elle en pleurs.
La jeune fille aurait été harcelée, voire abusée sexuellement avant d’être jetée dans la rivière comme un simple objet.
L’enquête est suivie de près en Turquie, notamment par les étudiants africains, qui partagent sur Twitter le mot dièse #JusticepourDina
Le Gabon entier, les Africains de Turquie et d’ailleurs souhaitent tout simplement que la lumière soit faite et que les criminels soient punis pour leur acte horrible qui endeuille toute une famille qui n’avait qu’elle comme enfant.


























